Le bilan de l'attentat à Beyrouth s'élève à 7 morts

Beyrouth est le théâtre du conflit entre partisans et opposants de Damas
Beyrouth est le théâtre du conflit entre partisans et opposants de Damas - © Belga

Un adolescent libanais a succombé samedi à ses blessures au lendemain de l'attentat à Beyrouth qui a coûté la vie à un homme politique hostile à Damas, portant le bilan à sept morts, selon l'Agence nationale d'information (ANI).

Selon l'ANI, "le nombre des victimes de l'attentat s'est élevé à sept après la mort du jeune Mohammad al-Chaar ce matin, succombant à ses blessures à l'Hôpital américain de Beyrouth". L'adolescent de 16 ans a été transporté à l'hôpital dans un état critique après des blessures graves à la tête et était entré dans un coma, d'après plusieurs médias libanais.

Un conflit entre partisans et opposants de Damas

Des photographes de l'AFP avaient vu le jeune homme étendu sur l'un des trottoirs après l'attentat, la tête ensanglantée. Une photo postée sur les réseaux sociaux le montre aux côtés de trois de ses amis dans l'une des artères du centre-ville, avant l'explosion. Mohammad Chatah, un proche conseiller de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, hostile au régime syrien et à son allié le Hezbollah, a été tué dans cet attentat à la voiture piégée.

Ce meurtre marque une nouvelle escalade dans ce pays divisé entre partisans et opposants de Damas. La coalition libanaise hostile à Damas, dont huit membres avaient déjà été assassinés entre 2005 et 2012, a accusé le régime syrien et son allié le Hezbollah d'être derrière ce nouveau meurtre. Les funérailles de Mohammad Chatah doivent se tenir dimanche dans la mosquée Mohammad al-Amine dans le centre-ville de Beyrouth, où il sera inhumé dans le mausolée de Rafic Hariri, ex-Premier ministre dont l'assassinat en 2005 avait plongé le Liban dans la tourmente. Le Premier ministre sortant Najib Miqati a décrété dimanche journée de deuil national.


Belga

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