La zone de libre-échange Etats-Unis/Europe inquiète

Dans le cas des États-Unis, ce ne sont pas tellement les barrières tarifaires qui compliquent le commerce. Les taux des taxes sont relativement peu élevés de part et d'autre de l'Atlantique, même si leur suppression représentera tout de même de solides économies pour les entreprises européennes et américaines.

Ce qui sera sans doute plus compliqué, c'est la reconnaissance mutuelle des normes techniques et des standards de production.

Il suffit de vouloir acheter une voiture aux États-Unis pour comprendre que c'est compliqué, et cher parce que ces voitures ne sont pas aux normes européennes. Supprimer ces différences sera tout bénéfice pour les entreprises et les consommateurs, mais certains dossiers sont extrêmement sensibles. Notamment les dossiers agricoles et sanitaires.

On se souvient du bœuf aux hormones américain bloqué par les Européens, mais aussi le poulet américain désinfecté à l'eau de javel à la sortie de l'abattoir. ; alors qu'en Europe, les producteurs sont soumis à des normes sanitaires et environnementales extrêmement sévères tout au long de la procédure d'élevage et d'abattage.

Le monde agricole s'inquiète déjà d'une concurrence déloyale avec des produits américains pas soumis aux mêmes normes et qui coutent nettement moins cher. Mais nous ne sommes qu'au début de la procédure : la commission  va proposer un mandat de négociation aux 27, puis entamer les discussions avec les États-Unis, dans le meilleur des cas, il faudra deux ans pour aboutir à un accord.

Selon la commission, cet accord représenterait un bénéfice de 85 milliards d'euros pour l'économie européenne.

RTBF, avec A. Blanpain

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