La victoire d'Egan Bernal au Tour de France suscite un énorme engouement en Colombie

Un Colombien en maillot jaune sur la plus haute marche du podium du Tour de France, ce n’est encore jamais arrivé. D’autres ont pourtant essayé, de Victor Hugo Pena (qui a porté le maillot jaune en 2003) à Fernando Gaviria (maillot jaune en 2018) en passant bien sûr par Fabio Parra (3e au classement général en 1988) ou encore Nairo Quintana (2e en 2013 et 2016, 3e en 2016), mais il manquait la victoire finale. Ce devrait être chose faite ce soir. Et dans ce pays où le cyclisme représente beaucoup, la consécration d’Egan Bernal est vécue comme l’un des plus grands moments de l’histoire du sport.

Sur la place principale de Zipaquira, la ville minière nichée au cœur des Andes qui a vu grandir Egan Bernal, ils sont venus par centaines, avec l’espoir de voir, sur l’écran géant installé pour l’occasion, leur jeune champion confirmer son maillot jaune. Des hommes, des femmes, des enfants. Beaucoup se sont habillés en jaune, d’autres ont apporté leur drapeau national. Egan Bernal n’a que 22 ans, mais il est en passe de devenir un héros du pays !

Tout au long de l’avant-dernière étape qui menait les coureurs d’Albertville à Val Thorens, ces Colombiens ont vibré, souvent, retenant même parfois leur souffle. Jusqu’à la libération, le franchissement de la ligne d’arrivée par leur champion quelques secondes après le vainqueur du jour (l’Italien Vincenzo Nibali). Sur la place de Zipaquira, c’est l’explosion de joie.

Présente parmi la foule, Melissa Cruz exulte : "Cela va rendre ce sport encore plus populaire. C’est merveilleux de se sentir fier d’être un cycliste et de voir une personne triompher, un Colombien, qui a tout donné et si jeune, car il ne faut pas oublier qu’Egan est une jeune personne".

Sur ses épaules, Egan Bernal porte en réalité bien plus qu’un maillot jaune : il porte aussi la fierté de son pays.

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