"La venue de Hariri à Paris apaise les tensions", selon l'Élysée

La venue du Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri à Paris contribue à "apaiser les tensions" au Proche-Orient, où la France va continuer à agir en ce sens, a estimé samedi la présidence française.

Le président Emmanuel Macron "continuera à prendre toutes les initiatives nécessaires pour la stabilité du Liban", a précisé l'Élysée à l'issue de la réception de Saad Hariri, quelques heures après l'arrivée de ce dernier en France en provenance d'Arabie saoudite. "Nous contribuons à apaiser les tensions dans la région", a ajouté la présidence. L'Élysée n'a pas voulu indiquer si le Premier ministre libanais avait ou non confirmé au président français sa démission, comme il l'avait annoncé le 4 novembre à Ryad. "Il a indiqué qu'il se rendait dans les prochains jours à Beyrouth" et "il n'est pas anormal qu'il réserve ses annonces" à son pays.

Paris envisage de réunir le groupe international de soutien au Liban à Paris "en fonction de l'évolution de la situation". Aucune date n'a encore été fixée. "L'objectif est que le Liban puisse conserver sa stabilité et de le protéger des crises régionales", notamment des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, les deux rivaux. "Nous parlons très librement avec l'Iran" de ces tensions, a indiqué l'Élysée, en précisant qu'il n'y avait "pas d'interruption" de ces contacts, bien que Téhéran ait dénoncé, à deux reprises en 24 heures la position de la France. "Il faut rester serein" et Paris "ne remet pas en cause" le "principe d'un dialogue ferme et exigeant" avec l'Iran, a affirmé l'Élysée, en précisant qu'un prochain voyage du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à Téhéran était toujours envisagé.

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