La Turquie a lancé une offensive militaire dans le nord de la Syrie

La Turquie franchit la frontière au nord-est de la Syrie
La Turquie franchit la frontière au nord-est de la Syrie - © BULENT KILIC - AFP

Les forces armées turques ont effectivement lancé leur offensive militaire dans le nord de la Syrie, opération qu'ils menaçaient depuis plusieurs jours de mettre en oeuvre, a annoncé mercredi après-midi le président Recep Tayyip Erdogan sur Twitter.

L'"Opération Paix Printemps" vise le groupe terroriste Etat islamique et la milice kurde YPG (unités de protection du peuple kurde), que la Turquie soupçonne d'être liée au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme organisation "terroriste" par Ankara, Washington et l'Union européenne et qui mènerait une insurrection dans la région frontalière avec la Syrie.

"Notre mission est d'empêcher la création d'un corridor terroriste à travers notre frontière méridionale et de rétablir la paix dans la région", a justifié Recep Tayyip Erdogan.

Un peu plus tôt, les Forces démocratiques syriennes (FDS), menées par des Kurdes, avaient déclaré l'état d'alerte pour faire face à l'invasion turque, qui était imminente.

"Puisque les menaces et la mobilisation de l'armée turque et de ses mercenaires s'intensifient, nous appelons notre peuple à se rendre à la frontière avec la Turquie pour effectuer leur devoir moral et résister en ces moments historiquement sensibles", ont harangué les FDS dans un communiqué.


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Lundi, les troupes américaines stationnées dans le nord-est de la Syrie avaient commencé à se retirer de la zone, laissant la voie libre aux militaires turcs.

Les FDS, composées notamment de combattants arabes et soutenues par la coalition internationale dirigée par les États-Unis, et sa principale milice armée les YPG (Unités de protection du peuple) ont été en première ligne de la lutte contre l'État islamique en Syrie. Ankara insistait toutefois pour que les forces kurdes se retirent de la zone syrienne frontalière de la Turquie, arguant que les FDS étaient liées au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme organisation "terroriste" par Ankara, Washington et l'Union européenne.

Les Forces démocratiques syriennes ont annoncé qu'elles tiendraient l'Onu, les États-Unis, l'Union européenne et la Russie pour responsables d'une "catastrophe humanitaire" dans le nord de la Syrie en cas d'invasion turque.

Journal télévisé 07/10/2019

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