"Le PKK n'a jamais arrêté ses actes terroristes", assure un ministre turc

Des soldats turcs sur une route avec Kobane en arrière-plan
Des soldats turcs sur une route avec Kobane en arrière-plan - © BULENT KILIC - AFP

Les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) "n'ont jamais mis fin à leurs actes terroristes", mais le processus de paix n'est pas enterré pour autant, a affirmé lundi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

"Nous n'avons jamais dit que le processus de négociations de paix était terminé. Mais le PKK ne l'a jamais respecté", a estimé dans une interview à l'agence portugaise Lusa le ministre, qui effectuait une visite à Lisbonne où il devait rencontrer son homologue Rui Machete.

Le régime du président Recep Tayyip Erdogan a engagé à l'automne 2012 des discussions de paix avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, mais ces négociations n'ont abouti à aucun accord.

Ces derniers jours, la Turquie est passée à l'offensive contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie, mais a aussi frappé les rebelles du PKK en Irak.

Les kurdes du PKK ont "tiré parti de la situation dans la région, du fait que la Turquie a commencé à combattre Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique) et ils ont augmenté leurs attaques et activités terroristes en Turquie" a ajouté le ministre turc des Affaires étrangères. "C'est pourquoi nous devons aussi atteindre des cibles du PKK dans le nord de l'Irak".

Bombardements contre des Kurdes en Syrie

Par ailleurs, les opérations militaires menées par la Turquie en Syrie et en Irak ne visent pas les Kurdes de Syrie, a assuré lundi un responsable turc, après des informations faisant état d'un bombardement de chars turcs sur un village tenus par les milices kurdes syriennes.

"Les opérations en cours visent à neutraliser des menaces contre la sécurité nationale turque (...) le PYD (principal parti kurde de Syrie), avec d'autres ne fait pas partie des objectifs de nos opérations militaires", a déclaré à l'AFP ce responsable, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat.

Les milices kurdes syriennes et une ONG syrienne ont accusé lundi les chars d'Ankara d'avoir ouvert le feu contre deux villages du secteur frontalier de Zur Maghar, dans la province d'Alep (nord de la Syrie), qui ont fait quatre blessés parmi ses combattants.

"Au lieu de s'en prendre aux positions occupées par les terroristes de l'EI, les forces turques attaquent nos positions de défense", ont dénoncé les Unités de protection du peuple (YPG) kurdes dans une déclaration.

"Nous enquêtons sur les informations qui font état de tirs de l'armée turque sur des positions tenues par des forces autres que celles de l'EI", a indiqué le responsable turc.

 

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