Sénégal: un mort, des milliers d'opposants dispersés par la police

La victime, un étudiant de 32 ans, est mort de ses blessures peu avant son arrivée à l'hôpital, selon une source médicale. Des médias locaux ont affirmé qu'il avait été renversé par un véhicule de police, ce que n'ont pas confirmé des responsables policiers ou gouvernementaux.
La police anti-émeutes sénégalaise a dispersé mardi soir à Dakar un rassemblement de milliers d'opposants à coups de gaz lacrymogènes, a constaté une journaliste de l'AFP.
Peu avant la dispersion, les esprits de jeunes s'étaient échauffés et ils semblaient vouloir en découdre avec les forces de sécurité situées à environ 300 mètres du lieu principal de ce rassemblement contre la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les policiers ont investi la Place de l'Obélisque, jonchée de cailloux, après la dispersion, mais plusieurs d'entre eux se sont engagés dans les ruelles qui la borde pour poursuivre des manifestants. Des pneus ont été enflammés dans ces ruelles.

Des véhicules pick-up chargés de policiers circulaient pour disperser de petits groupes de jeunes à coups de gaz lacrymogènes. La circulation n'a cependant pas été interrompue autour de la place.

Un des leaders du Mouvement du 23 juin (M23, opposition politique et société civile), Moustapha Niasse, ex-Premier ministre de M. Wade devenu opposant et lui-même candidat à la présidentiele, était encore là au moment de la dispersion. Il a dû se réfugier dans une maison pour échapper au gaz lacrymogène.

Le M23 avait appelé à ce rassemblement - un moment interdit - pour exiger le retrait de la candidature d'Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, dont la validité a été confirmée dimanche par le Conseil constitutionnel. Ce mouvement juge cette candidature anticonstitutionnelle.

Belga et AFP
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