La Suisse tergiverse pour approfondir son partenariat avec l'Union européenne

Suisse-Europe:
Suisse-Europe: - © FABRICE COFFRINI - AFP

Il n'y a pas que le Brexit dans la vie. Une autre relation tulmuteuse concentre l'attention des Européens actuellement. Le dossier est moins médiatique mais n'en est pas moins important. C'est le partenariat entre l'Union et la Suisse. Au bout de quatre ans de pourparlers, ils ont récemment conclu un projet d'accord-cadre ambitieux.

Le gouvernement suisse ne soutient pas l'accord

Mais, le gouvernement suisse tergiverse. Un point en particulier provoque des crispations. C’est le fait qu’à l’avenir la Suisse devra reprendre automatiquement le droit européen qui concerne le marché unique. D’aucun y voient dans ce principe d’adoption dynamique une perte de souveraineté. Pour Thomas Cottier, professeur émérite de droit européen à l'Université de Berne, ce n'est pas une crainte fondée:

"Si la Suisse n'a pas encore signé, c'est parce qu'elle a un gouvernement de coalition. Et, il y a deux représentants de la droite qui sont contre l'accord par principe. Mais, à côté de ça, nous avons les points de vue des associations économiques suisses qui sont en faveur et je pense qu'il y aura un mouvement de la société civile qui va pousser dans le sens de l'accord", prédit-il.

Selon ce professeur, c'est surtout la notion de souveraineté qui doit évoluer en Suisse: "on a une vision très traditionnelle. C'est à nous de démontrer que cette forme de souveraineté de coopération, qu'ont les Etats membres, présente des avantages dans le monde actuel. C'est un concept de souveraineté qui appuie les besoins des gens de notre pays ", soutient Thomas Cottier.

Ultimatum européen

L’Union européenne semble agacée par les hésitations helvètes. Elle a lancé une sorte d'ultimatum au pays. La Commission européenne n’a prolongé que de six mois, jusque fin juin, l’équivalence boursière qui permet aux actions suisses d’être négociées sur des plateformes européennes. Pour le professeur émérite de droit européen à l'Université de Berne, c'est de bonne guerre: " En Suisse, on a toujours fait l'expérience que dans ce domaine les changements se font sous pressions extérieures."

Découvrez l’intégralité de l’interview de Thomas Cottier, ce vendredi à 19h10 dans La Semaine de l'Europe sur La Première

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