La République en marche a-t-elle déjà perdu les élections municipales?

L'ancien porte-parole du gouvernement et candidat de la République en Marche (LREM) pour la prochaine élection à la mairie de Paris 2020, Benjamin Griveaux, annonce son retrait de la campagne des maires au siège de l'AFP à Paris le 14 février 2020.
L'ancien porte-parole du gouvernement et candidat de la République en Marche (LREM) pour la prochaine élection à la mairie de Paris 2020, Benjamin Griveaux, annonce son retrait de la campagne des maires au siège de l'AFP à Paris le 14 février 2020. - © LIONEL BONAVENTURE - AFP

Le retrait du candidat de la République en Marche, Benjamin Griveaux, ce vendredi 14 février, à la mairie de Paris plombe la campagne de la majorité aux municipales déjà mal embarquée.

Des sondages peu encourageants

Tout devait se dérouler pour le mieux. Lors des élections européennes en 2019, les troupes d’Emmanuel Macron ont réalisé de bons scores dans les grandes villes, reléguant la droite des Républicains à des scores catastrophiques. C’était le cas en particulier à Paris où Benjamin Griveaux se présentait.

Mais depuis, rien ne va plus. Les sondages sont peu encourageants, à part Strasbourg et Lyon. Les perspectives de gagner des grandes métropoles sont quasi nulles. Et puis, les candidatures dissidentes se multiplient à Paris, à Bordeaux, à Lyon ou encore à Metz.

En Marche, a même dû se résoudre à revoir ses ambitions à la baisse. Le parti ne sera plus présent que dans une ville de plus de 9000 habitants sur deux. Le patron du parti, Stanislas Guérini, tente de tempérer. Il rappelle qu’En Marche "part de zéro" et n’a pour l’instant aucun élu local.

Une future fronde au sein de l’Assemblée ?

Le cas Griveaux, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. Si les municipales s’annoncent mal pour Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français doit aussi regarder du côté de l’Assemblée nationale. Si une vraie fronde comme l’a connue son prédécesseur, François Hollande, n’est pas encore d’actualité, nous n’en sommes plus si loin. Il n’y a pas une semaine sans l’annonce de la défection d’un député de la majorité.

Le président de la République a même dû se résoudre à une séance de câlinothérapie avec ses parlementaires cette semaine, après une séquence assez tendue entre l’exécutif et les députés sur le congé de deuil d’un enfant.

Finalement, ce qui est en train de se jouer pour Emmanuel Macron; c’est sa capacité à présenter sa candidature solide à la présidentielle de 2022. Si le président a su se sortir par le haut de la crise des gilets jaunes l’année dernière, rien ne dit qu’il saura sortir avec toutes ses plumes des municipales, dans un contexte où il faut le rappeler, la contestation contre la réforme des retraites est toujours bien là.

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