La plus grande organisation de protection de la nature se réunit à Marseille, une première pour la France

Des espèces menacées de disparition, des paysages ravagés par les flammes ou les pluies, la vie sauvage mise à mal par l’homme : la plus grande organisation de protection de la nature, l’UICN, réunit à partir de vendredi à Marseille son congrès chamboulé par le Covid-19, au moment où la destruction de la nature s’accélère dramatiquement. Le président français Emmanuel Macron y est attendu, alors que pour la première fois depuis la création en 1948 de l’UICN, le congrès mondial de la nature se tient en France.

"L’UICN est vraiment unique car elle rassemble gouvernements et ONG, […] grandes comme petites", avec 1400 membres et le soutien de 16.000 experts, souligne la vice-présidente de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS), Susan Lieberman, à l’AFP.

Le congrès, organisé habituellement tous les quatre ans, se tiendra du 3 au 11 septembre après deux reports dus à la pandémie.

Depuis sa dernière édition à Hawaï en 2016, les signaux d’alarme sur l’état de la planète se multiplient. Selon les experts en biodiversité de l’Onu, l’IPBES, jusqu’à un million d’espèces animales et végétales sont menacées de disparition. La nature "décline plus vite que jamais dans l’histoire humaine", avertissaient-ils en 2019.

Dès le 4 septembre, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN permettra d’ailleurs de prendre la température. Des négociations internationales sont en cours pour tenter d’inverser la tendance, dans le cadre de la COP15 biodiversité qui se tiendra en Chine en avril 2022.

Sans être un espace de négociations à proprement parler, le congrès de l’UICN y jouera un rôle, en réunissant différents acteurs et en définissant des priorités pour les prochaines années.

Réchauffement climatique: JT 29/07/2021

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