La planète chauffe: pour le GIEC, il ne faut pas dépasser un degré et demi de plus

Comment faire pour ralentir le réchauffement de la planète ? La question était au coeur d'une semaine de discussions entre scientifiques et décideurs politiques réunis en Corée du Sud. A l'heure actuelle, la Terre est déjà plus chaude d'environ 1 degré par rapport a 1900, c'est-à-dire à la période pré-industrielle. Et si rien n'est fait, la hausse des températures atteindra plus 3 degrés en 2100.

Il ne faut pas que la terre se réchauffe de plus d'un degré et demi si l'on veut éviter un dérèglement climatique qui pourrait se révéler catastrophique. Un degré et demi, c'est donc le chiffre fétiche des experts climatiques, réunis en Corée pendant une semaine, avec les représentants de gouvernements du monde entier. Le rapport du GIEC, le groupe d'experts sur le climat, est publié ce lundi matin. Il évite l'alarmisme, mais se veut ferme et porteur d'espoir.

La science nous a donné un message à la fois d'urgence et d'espoir. Il est clair comme de l'eau de roche que le réchauffement de plus d'un degré et demi va provoquer des évènements météorologiques extrêmes.

Par contre, si nous restons en dessous de ce fameux 1 degré et demi, cela va réduire de manière significative les risques qui menacent les pays les plus pauvres et vulnérables, mais aussi les Européens.

Le message des scientifiques est clair. Or, la température a déjà grimpé d'un degré depuis 1900, avec les conséquences que nous connaissons. Pluies diluviennes, sécheresses, ouragans, canicules.

Si on dépassait ce fameux degré et demi, cela nous exposerait à des pénuries alimentaires et à des conséquences économiques dramatiques.

Message d'espoir: le changement est urgent, mais possible 

Mais les scientifiques veulent aussi diffuser de l'espoir et pas que de la peur. Pour éviter le pire, il faut des changements rapides, et radicaux, dans tous les secteurs de l'économie et de la vie quotidienne des humains qui partagent la planète Terre.

Il faut accélérer la transition pour arriver au plus vite à 100% d'énergie renouvelable et le remplacement de l'énergie fossile sale.

Pour l'Europe, cela signifie concrètement la suppression complète des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. D'après les scientifiques, l'Europe a les moyens technologiques et financiers d'opérer ce virage radical.

La balle est à présent dans le camp des hommes politiques et des industriels qui doivent se lancer dans l'innovation. C'est une chance pour l'Europe, conclut le rapport, qui évoque la création de nouveaux emplois et l'amélioration de la santé de tous.

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