La nomination de Nicolas Hulot au gouvernement Macron continue de faire chuter le cours d'EDF

La nomination de Nicolas Hulot au gouvernement Macron continue de faire chuter le cours d'EDF
La nomination de Nicolas Hulot au gouvernement Macron continue de faire chuter le cours d'EDF - © Tous droits réservés

La nomination de Nicolas Hulot au poste de ministre de la Transition écologique et solidaire a entraîné une chute du titre EDF en Bourse de Paris mercredi, qui s'est poursuivie ce jeudi, les investisseurs craignant visiblement l'impact de sa politique pour l'exploitant du parc nucléaire français.

Après l'annonce sur le perron de l'Élysée de cette nomination de Nicolas Hulot  l'action EDF a brutalement dévissé, pour clôturer en baisse de 6,57 % à 8,80 euros. Jeudi matin, le titre continuait de reculer peu après l'ouverture, perdant 1,09% à la mi-journée.

"Il y a la crainte d'une ligne écologique plus stricte étant donné l'attachement historique et le combat mené par Hulot sur l'écologie" a déclaré Andréa Tueni, analyste marchés chez Saxo Banque.

Le nucléaire, un "modèle du passé"

S'exprimant début mars dans Le Parisien, le nouveau ministre estimait que la sortie de la France du nucléaire était "un objectif de moyen terme" et que "le modèle économique du nucléaire appartient au passé".

Dans Libération, Nicolas Hulot évoquait mi-avril la nécessité de "repositionner EDF (...) dans une trajectoire compatible avec celle de la transition énergétique". "Problèmes industriels, pertes de compétences, risques sur la sûreté nucléaire, fragilité financière, cette entreprise chère aux Français apparaît de plus en plus comme un colosse aux pieds d'argile à l'avenir incertain", soulignait-il.

"Le nucléaire fait partie du monde d'hier", s'avançait même Nicolas Hulot sur Europe 1 en avril 2016.

 

Alors que l'Etat détient 83,10% du capital d'EDF et qu'il vient de participer à 75% à une augmentation de capital du groupe de 4 milliards d'euros, les sujets de tensions entre la direction du groupe et le gouvernement, qu'il s'agisse de la régulation des tarifs ou de la fermeture de Fessenheim, se sont multipliés ces dernières années.

EDF avait progressé ces derniers jours en Bourse sur des espoirs liés à la nomination du Premier ministre Edouard Philippe, vu comme favorable à la filière nucléaire, et en réaction à des informations sur un possible report de l'objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production électrique française de 75% à 50% à l'horizon 2025.

"Etant donné la progression qu'on a sur le titre depuis le début de la semaine, il y a un ajustement assez logique qui s'opère", selon Andréa Tueni.
Le titre EDF affiche désormais un recul proche de 0,8% depuis le début de l'année, qui s'ajoute à une baisse d'environ 29% en 2016.

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