Elections en RDC: l'installation des bureaux "est en cours", selon la commission électorale

L'installation des bureaux de vote "est en cours" en République démocratique du Congo, a assuré samedi la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à la veille d'un vote historique lourd d'incertitudes qui tient l'Afrique et une partie du monde en haleine. De nombreuses incertitudes planent encore sur le déroulement de ces élections. La commission électorale a bien confirmé ce vendredi qu'elles auraient lieu, mais le pays n'est pas à l'abri d'un énième rebondissement... et d'une contestation des résultats. Dans deux régions de conflit, l'élection a été reportée en mars, et un incendie  a détruit plus de 75% des machines à voter de la capitale. 


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Chaos logistique

Ces élections se placent donc sous le signe de l'incertitude logistique, de quoi aviver la méfiance de l'opposition.

Ce vendredi, soit deux jours avant les élections, le matériel arrivait à peine dans les centres de vote de Kinshasa. Rien que dans la capitale, près d'un millier de bureaux de vote ont été supprimés, faute de matériels. De quoi créer de longues files d'attente, comme l'explique Nickson Kambalé, membre d'une mission d'observation de la société civile congolaise.

"Ça risque de prendre trop de temps par rapport au temps réel prévu pour les élections, surtout que beaucoup d'électeurs devront se familiariser avec la machine de vote." Autre problème, la liste électorale n'est toujours pas affichée à deux jours du vote, alors que la loi stipule qu'elle doit être visible un mois avant. "L'électeur devra encore chercher où il doit voter, ce qui impacte sur la crédibilité même du vote" ajoute l'observateur. Un chaos logistique qui pourrait décourager l'électeur, voire invalider le vote à certains endroits.

Colère de la population

"Ces élections ne sont pas profitables à la population, car l'opposition n'a pas le contrôle ou la maîtrise des machines de vote. Ils ne savent pas les résultats qui peuvent sortir des machines, commente Joseph Dunia, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de Goma. Si le pouvoir ne fait pas attention, cela pourrait déboucher à une explosion de mécontentement populaire, car les gens auront l'impression d'une confiscation de ces élections par le pouvoir."

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