La Libye de l'après Mouammar Kadhafi a du mal à gérer ses milices

L'aéroport de Tripoli
L'aéroport de Tripoli - © GIANLUIGI GUERCIA (AFP)

Le gouvernement n'arrive pas à dissoudre toutes les milices et le moindre incident est réglé par les armes. La preuve encore lundi à l'aéroport de Tripoli, la capitale: un aéroport complètement paralysé par des ex-rebelles et des vols détournés vers un aéroport de secours.

C'est le résultat d'un raid mené par une brigade d'ex-rebelles de la ville de Tarhouna, à une soixantaine de kilomètres de Tripoli.

Ils ont mis les moyens: chars, canons anti-aériens, et des dizaines d'hommes armés. Plus question de laisser bouger un avion et les passagers qui se trouvaient déjà embarqués ont été très vite débarqués par les assaillants.

A l'origine de l'action: la disparition mystérieuse du chef de cette milice.

Il y a eu des négociations avec des chefs de tribus, mais elles n'ont pas abouti.

Les forces de l'ordre sont intervenues et ont pu arrêter les assaillants.

Ce n'est qu'un épisode de plus dans la délicate intégration des milices de rebelles associées à la lutte contre Mouammar Kadhafi en 2011.

Des milliers d'hommes ont été intégrés dans les forces régulières, mais d'autres refusent. Ou alors, acceptent tout en maintenant l'allégeance à leurs anciennes milices.

Résultat: des milliers d'armes circulent et les attaques sont légion, notamment pour des motifs financiers. Les indemnités payées pour la guerre ne sont pas toujours arrivées dans les bonnes mains.

Michel Lagase

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