La Lettonie rejoindra l'Eurozone en 2014

Les lats lettons ne devraient s'échanfer que quelques mois encore
Les lats lettons ne devraient s'échanfer que quelques mois encore - © Belga

Les deux millions de Lettons auront sans doute bientôt entre les mains des euros. La Commission européenne propose que ce petit pays balte rejoigne la monnaie unique en 2014.

Les États membres, la Banque centrale européenne et le Parlement devront encore donner leur avis mais ça ne devrait poser aucun souci. Les membres de la zone euro y voient la première bonne nouvelle pour leur monnaie depuis la crise de 2008.

La Lettonie remplit les 5 critères indispensables à tous ceux qui veulent entrer dans la zone euro, et depuis la crise de 2008, les Européens ne rigolent pas avec le strict respect de ces critères. Elle présente donc un bon bulletin : une dette, un déficit budgétaire et une inflation sous contrôle, des taux d'intérêts à long terme faibles et une stabilité de la monnaie locale par rapport à l'Euro.

Un pays parmi les plus pauvres en Europe

Mais le respect de ces critères ne dit pas grand-chose sur l'état du pays lui-même. Certes, la croissance en Lettonie est de près de 4% quand la plupart des autres pays de la zone Euro ne dépassent pas 1% de croissance. Mais la Lettonie se trouve parmi les pays européens les plus pauvres, les jeunes Lettons fuient un taux de chômage qui frôle les 15% et la production de richesses a diminué de 21% depuis la crise de 2008 avant de remonter doucement.

Une crise qui a frappé la Lettonie de plein fouet, Riga avait dû alors emprunter un peu plus de 7 milliards et demi d'Euros. Mais le Gouvernement letton a toujours refusé de dévaluer sa monnaie pour faire face au choc, cela aurait retardé son entrée dans l'Euro.

Le Ministre letton des Finances annonçait, il y a quelques mois, que son pays avait tiré les leçons de la crise en 2008 et qu'il en ferait profiter les autres membres de la zone Euro. De l'avis général, la Lettonie se placera plutôt du côté des pays qui prônent la discipline et l'austérité pour les pays fragiles.

Anne Blanpain