La Jordanie vaccine gratuitement ses réfugiés syriens, maillon clé vers l'immunité collective

Des réfugiés syriens attendent de recevoir leur vaccin contre le coronavirus, dans un centre médical du camp de réfugiés de Zaatari, à 80 kilomètres au nord de la capitale jordanienne Amman, le 15 février 2021.
Des réfugiés syriens attendent de recevoir leur vaccin contre le coronavirus, dans un centre médical du camp de réfugiés de Zaatari, à 80 kilomètres au nord de la capitale jordanienne Amman, le 15 février 2021. - © KHALIL MAZRAAWI - AFP

On vaccine aussi en Jordanie. Et particularité, le royaume Hachémite est le premier pays au monde à vacciner ses réfugiés. Alors que la Jordanie compte environ 1,5 million de réfugiés syriens, soit 10% de sa population, le gouvernement a mis en place des mesures pour que les plus âgés soient immunisés gratuitement contre le coronavirus, quelle que soit leur nationalité.

Cette campagne de vaccination est cruciale pour le pays. Dans un camp de 40.000 réfugiés au milieu du désert, un Syrien, Ismaël Qanbar apprécie : "Ça m’a surpris qu’ils nous vaccinent. La Jordanie s’occupe bien de nous. Si l’un d’entre nous attrape le corona on sera tous contaminés."

Ismaël Qanbar a pu sortir du camp, bouclé depuis le début de la pandémie de coronavirus pour aller se faire vacciner : "Je me sens apaisé, c’est comme si le corona c’était du passé. Je n’ai plus peur."

La monarchie vaccine gratuitement réfugiés et Jordaniens. Les seuls critères de sélection sont l’âge et la vulnérabilité.

Le centre de vaccination est situé à une heure de route. Khaled el Bahti, directeur du centre de vaccination de Zarqa, explique que la vaccination des réfugiés est un maillon clé pour arriver à l’immunité collective : "La maladie ne fait pas la différence entre un citoyen jordanien ou un réfugié syrien et ceux qui vivent dans les camps sont très exposés donc en les protégeant nous nous protégeons aussi."

Cette campagne de vaccination qui intègre les réfugiés a été rendue possible par l’aide internationale. Elle a été financée par l’Organisation mondiale de la Santé à hauteur de deux millions de doses.
 

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