La Grande-Bretagne cherche des sous et s'intéresse aux multinationales

Big Ben à Londres
Big Ben à Londres - © CARL COURT (AFP)

En cette période de confection des budgets, la question de l'impôt des sociétés revient à l'avant plan. La Grande Bretagne est, elle aussi, à la recherche d'économies, et elle s'inquiète du peu d'impôt que paient chez elle les multinationales américaines.

Lundi, la Commission des comptes publics du Parlement a convoqué ni plus ni moins les patrons de trois grandes entreprises pour leur demander de s'expliquer, et les députés ont été édifiés.

Starbucks, Amazon et Google, ce sont trois gros poissons que le Parlement a pris dans ses filets: les députés britanniques leur reprochent de soustraire à l'impôt la majeure partie des bénéfices qu'ils réalisent au Royaume-Uni. Les trois patrons ont été soumis à un feu nourri de questions sur leurs pratiques d'optimisation fiscale.

Le dirigeant de Starbucks, par exemple, a dû expliquer pourquoi il déclare des pertes au fisc britannique depuis 13 ans sans interruption. "Soit vous gérez mal l'entreprise, soit il y a un truc" a dit un député. Le patron a répondu que Starbucks reversait des royalties au siège européen du groupe à Amsterdam, ce qui lui permet de bénéficier d'un taux d'imposition très favorable aux Pays-Bas. 

Du côté d'Amazon, le truc consiste à intégrer tous les bénéfices dans les comptes d'une société basée au Luxembourg, ce qui limite à 11% le taux d'imposition.

Quant à la société Google, elle intègre ses ventes européennes dans les comptes d'une filiale irlandaise et ne paie dès lors que 3,2% d'impôts. Qui dit mieux? Les multinationales savent visiblement tirer un profit maximum des divergences fiscales de l'Union européenne, ce qui ne fait pas les comptes des budgets nationaux évidemment!

Françoise Gilain

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