La fusillade de Las Vegas relance le débat sur le port d'arme aux Etats-Unis

Le nouveau massacre survenu ce lundi à Las Vegas relance le débat sur le port d'arme aux Etats-Unis. Depuis le début de l'année, plus de 11 000 personnes ont été tuées par balles sur le territoire américain. La politique actuelle tend même vers plus de souplesse dans le contrôle du port d'arme.

Aux Etats-unis porter des armes est un droit fondamental, c'est même le deuxième amendement de la constitution. Autant dire qu'il fait partie de l'ADN des amateurs de poudre à canon. A chaque tuerie de masse aux Etats-Unis, des voix s'élèvent pourtant pour réglementer d'avantage le contrôle des armes. "Nous avons besoin d'un président qui reconnaît que nous avons un problème de violence avec les armes à feu et qui cherche à trouver des solutions", estime Mark Kelly, un militant pour une réglementation du contrôle des armes. 

Mais le président Trump s'est contenté ce lundi d'une minute de silence dans les jardins de la maison blanche et d'un bref discours sur le thème du "bien et du mal".

Pas de réponse politique

L'exécutif américain estime que ce n'est pas le moment de relancer le débat sur le contrôle des armes à feu. "Je pense qu'une chose que nous voulons éviter, c'est d'inventer des lois qui ne permettraient pas d'éviter ce genre d'événements", a déclaré Sarah Huckabee Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche. 

A la fin de son mandat, Barack Obama avait placé la vente des armes dans son viseur en imposant une réglementation: toute personne qui voulait vendre des armes devait avoir une licence et vérifier le passé judiciaire de l'acheteur sous peine de poursuites. L'ancien président avait également décidé de permettre qu’il y ait un check sur la santé mentale d’un certain nombre de personnes (75 000 personnes) pour essayer d’envoyer ces informations au FBI et leur interdire d’acheter et d’avoir des armes. Mais Donald Trump a abandonné ce système. 

Chaque fois que l'on tente de limiter leur sacro-sainte liberté, les amateurs d'armes montent au créneau. "Les armes ne sont pas dangereuses, tout dépend de la personne qui les détient, se défend James Button, manager du Boise Gun Company. Les armes ne tuent pas, les gens tuent".

Le 27 août dernier, devant la convention annuelle du puissant lobby des armes, la NRA, quelques manifestants s'étaient réunis. Mais à l'intérieur du congrès, Donald Trump était venu flatter son électorat. "L'assaut pour mettre à mal votre liberté et le deuxième amendement est mort né, avait déclaré le président. Vous avez un ami véritable et un champion à la Maison Blanche".

Deux nouvelles lois seraient même en préparation pour détricoter toute législation sur le contrôle des armes. L'une facilitera la vente des canons silencieux, l'autre autorisera les personnes ayant le droit de porter des armes en les dissimulant de se rendre dans des États où la loi l'interdit.

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