La France octroie l'asile à l'épouse de l'ex-patron d'Interpol détenu en Chine

L'épouse de l'ancien dirigeant avait également demandé au président Emmanuel Macron d'évoquer la situation de son mari avec le président chinois Xi Jinping
L'épouse de l'ancien dirigeant avait également demandé au président Emmanuel Macron d'évoquer la situation de son mari avec le président chinois Xi Jinping - © SAUL LOEB - AFP

L'épouse chinoise de l'ex-président d'Interpol Meng Hongwei, détenu aujourd'hui en Chine, a obtenu l'asile politique en France début mai, a appris l'AFP lundi auprès de son avocat.

Près de huit mois après la disparition de son mari, alors patron de l'organisation policière internationale basée à Lyon (centre-est de la France), le statut de réfugié a été accordé à Mme Meng et ses deux enfants « le 2 mai », a précisé à l'AFP Me Emmanuel Marsigny.

Grace Meng, qui craignait pour sa sécurité, a fait l'objet d'une protection policière avec ses enfants depuis qu'elle a affirmé avoir été victime d'une tentative d'enlèvement pour laquelle elle avait déposé plainte au début de l'année.

Appel à Emmanuel Macron

Meng Hongwei, 65 ans, qui était aussi vice-ministre de la Sécurité publique dans son pays, est soupçonné par Pékin d'avoir accepté des pots de vin. Il a déjà été exclu en mars du PCC et de toute fonction officielle, au terme d'une enquête disciplinaire interne au parti au pouvoir.

A la suite de cette enquête, les procureurs « ont décidé d'arrêter Meng Hongwei », avait indiqué en avril le Parquet populaire suprême dans un communiqué.

Son épouse a pour sa part récemment estimé que les autorités chinoises n'ont présenté « quelque preuve que ce soit à l'appui de leurs allégations ». 

L'épouse de l'ancien dirigeant avait également demandé au président Emmanuel Macron d'évoquer la situation de son mari avec le président chinois Xi Jinping, lors de sa visite d'État en France en mars dernier.

Meng Hongwei est le énième haut dirigeant communiste poursuivi dans le cadre de la campagne anti-corruption lancée en 2013 par Xi Jinping peu après son arrivée au pouvoir. Elle a déjà sanctionné plus de 1,5 million de cadres du PCC, selon des chiffres officiels. 
 

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