L'Union européenne veut-elle vraiment interdire le kebab?

L'Union européenne veut-elle la fin du kebab? C'est ce que prétend une députée européenne allemande de la CDU, relayée par de nombreux médias. La question s'est même invitée lors de la session plénière du parlement européen cette semaine.

Cela dit, à y regarder de plus près, ce n'est pas vraiment de l'interdiction du kebab dont il est question, mais plutôt du recours aux phosphates dans la viande. Cet additif alimentaire - déjà théoriquement interdit - pourrait avoir de sérieuses conséquences pour la santé. On la retrouve pourtant dans la viande à pita... parce qu'elle est considérée comme une préparation à base de viande. Cela peut vous sembler n'être qu'une nuance, mais cette différence de définition permet une législation différente dans certains pays.

La Commission européenne veut clarifier cette ambiguïté

Pour clarifier la situation, l'exécutif européen a proposé d'autoriser le recours aux additifs phosphatés dans le kebab. Ce qui a suscité une levée de boucliers de plusieurs députés européens. Etude scientifique à l'appui, ils démontrent que les dérivés phosphatés seraient responsables de l'augmentation des risques cardio-vasculaires. Ils veulent appliquer le principe de précaution. D'autant que selon le député vert Bart Staes, le kebab n'a pas besoin de phosphates pour exister.

Ces arguments font bondir la députés allemande Renate Sommer. Pour elle, la fin du phosphate signe la fin du kebab, et au passage, la perte d'un millier d'emplois en Allemagne.

Pro et anti-phosphate s'affrontent dans l'hémicycle du Parlement européen. Ce n'est qu'à l'issue du vote prévu ce mercredi que l'on saura ce qu'il y a vraiment dans le kebab.

Toute l'actualité européenne avec Euranet Plus, le premier réseau d'information européenne.

Ecoutez le sujet de notre journaliste Olivier Hanrion

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK