"La fin de la liberté", "assignés à résidence": le Royaume-Uni découvre à son tour le confinement (revue de presse)

"La fin de la liberté", "assignés à résidence": le Royaume-Uni découvre à son tour le confinement (revue de presse)
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"La fin de la liberté", "assignés à résidence": le Royaume-Uni découvre à son tour le confinement (revue de presse) - © Tous droits réservés

"Votre pays a besoin de vous… pour rester à la maison." La phrase fait la Une du Daily Star qui réutilise un célèbre portrait, celui de Lord Kitchener, le Secrétaire d'Etat à la guerre du Royaume-Uni en 1914. Plusieurs jours après la "guerre sanitaire" déclenchée en France et en Belgique, le Royaume-Uni entre à son tour dans la période du confinement.

Dans une allocution à la nation, Boris Johnson, le Premier ministre du Royaume-Uni a finalement opté pour le confinement strict pour une durée de trois semaines à compter de ce lundi 23 mars au soir. Un virage à 180 degrés pour ce pays qui avait dans un premier temps opté pour la stratégie de l’immunité collective.

Le Daily Mail, lui, se félicite ce mardi matin que les librairies restent ouvertes pour permettre la vente de journaux. Le tabloïd affiche sur sa Une toute une liste de mesures auxquelles des millions d’Européens, dont les Belges, sont déjà habitués. "Les restrictions seront maintenues pour au moins trois semaines, mais probablement plus longtemps. Le Premier ministre a averti que le système de santé serait submergé, à moins que tout le monde n’aide à arrêter la propagation du virus", rapporte le Daily Mail.

Boris Jonhson "en mode répression"

Pour le Daily Telegraph, ce confinement signe rien de moins que "la fin de la liberté". Le Sun est du même avis, parlant de citoyens "assignés à résidence". En clair : "Boris Johnson a virtuellement assigné à résidence le Royaume-Uni pour au moins trois semaines." Un Premier ministre qui serait même "en mode répression", peut-on lire en bas à gauche de la première page du journal, qui en consacre 13 au total à la crise du coronavirus.

Le gratuit Metro pointe un sérieux problème pour Londres : la surpopulation dans le métro de la capitale où la distanciation sociale est tout bonnement impossible à mettre en œuvre. Il était donc temps de durcir les mesures… C’est d’ailleurs aussi ce que le Guardien retient du discours de Boris Jonhson. "Restez à la maison, c’est une question d’urgence nationale", écrit le quotidien.

L’impératif n’a pas échappé non plus au Times. "Le verbe à l’impératif a résonné comme un son de cloche lugubre dans le discours du Premier ministre à la nation hier soir", peut-on lire dans l’éditorial du journaliste Quentin Letts. Et d’ajouter : "Nous avons atteint un point où le Premier ministre doit nous parler depuis un bureau à Downing Street, diminuant ainsi nos libertés pour sauver (nous l’espérons), des milliers de vies." Le vrai message est là pour le Times : Boris Jonhson a parlé "sans mélodrame". De quoi faire "comprendre l’urgence de la situation".

Extrait de notre journal télévisé de la mi-journée:

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