La fin de Daesh "ouvre une fenêtre d'opportunités"

Avec la mort annoncée (mais pas confirmée) d'Abou Bakr al-Baghdadi et la reprise de Mossoul (ville détruite) par les troupes irakiennes, la défaite de l'Etat islamique en tant qu'organisation semble inéluctable. "Mais, prévient le spécialiste des relations internationales Rik Coolsaet, même s'il y a une accalmie dans cette intensité terroriste, tant que nous n'arrivons pas à bout de ce terreau qui a poussé tellement de jeunes de chez nous ou de là-bas à partir vers cet Etat islamique alors nous aurons peut-être dans cinq ans, dans dix ans une autre organisation".

Selon le professeur émérite de l'UGent, ce terreau existe toujours actuellement tant au Moyen-Orient que chez nous. Dans Soir Première, Rik Coolsaet précise : "Le fait que Daesh disparaisse ouvre une fenêtre d'opportunités pour les 5 à 10 ans à venir pour s'atteler à ce terreau. Ce n'est pas uniquement le travail des services de police, des services de renseignement, ce n'est pas un boulot d'intellectuel, c'est un travail de société. Qu'est-ce qui nous lie? Il faut se rendre compte que, chez nous, il y a une partie de la jeunesse qui ne se reconnaît pas dans la société. Qui est considérée comme de seconde zone. C'est à cela qu'il faut s'atteler. Il faut aussi discuter sérieusement pour trouver la place de l'Islam dans nos sociétés". 

Revivez le CQFD de Soir Première: "Est-il possible de vaincre Daesh?" Avec Rik Coolsaet, professeur émérite de l’Université de Gand et spécialiste des relations internationales et Alain Grignard, islamologue, maître de conférence à l’ULG et spécialiste de l’Islam radical et du terrorisme au sein de la police judiciaire fédérale.

 

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