La crise sur le plan de relance s'impose au sommet européen des 27

La réunion, qui réunit à partir de 18 h les chefs d'Etat et de gouvernement européens, devait être principalement consacrée à la gestion de l'épidémie de Covid-19.
La réunion, qui réunit à partir de 18 h les chefs d'Etat et de gouvernement européens, devait être principalement consacrée à la gestion de l'épidémie de Covid-19. - © OLIVIER HOSLET - AFP

Le blocage du plan de relance européen par la Hongrie et la Pologne fera passer au second plan jeudi la lutte contre l'épidémie lors du sommet en visioconférence des Vingt-Sept, à la recherche d'une solution pour sortir de la crise.

La réunion, qui réunit à partir de 18 h les chefs d'Etat et de gouvernement européens, devait être principalement consacrée à la gestion de l'épidémie de Covid-19, avec l'objectif de se coordonner "pour éviter une troisième vague" début 2021.

Le sujet sera abordé, tout comme l'intensification des négociations post-Brexit. Mais la paralysie du budget de l'UE à la suite des vetos hongrois et polonais sera au cœur des discussions: "Ce sera l'éléphant dans la pièce", selon une source diplomatique. Varsovie et Budapest sont farouchement opposés à un mécanisme conditionnant le versement de fonds européens au respect de l'Etat de droit (indépendance de la justice, des médias...). Il doit être entériné à la majorité qualifiée des Etats, donc sans eux.

Le début d'une crise qu'on ne résoudra pas en un jour

En représailles, ils se sont opposés lundi à une décision permettant à l'UE de lever des fonds pour financer son plan de relance de 750 milliards d'euros, bloquant - faute de l'unanimité requise - le budget européen 2021-2027 auquel il s'adosse. Et la Slovénie, qui pourtant ne s'était pas opposée à l'adoption du budget, a apporté son soutien mercredi aux deux frondeurs. "Ce n'est pas un problème mineur. C'est le début d'une crise qu'on ne résoudra pas en un jour", estime une source européenne.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'inquiète d'être privé de financements européens sur décision arbitraire de Bruxelles pour sanctionner sa politique anti-migrants. Il réclame des "critères objectifs" et la "possibilité d'un recours juridique". Sur la même longueur d'onde, son homologue slovène Janez Jansa juge que "seule une instance judiciaire indépendante peut dire ce qu'est l'Etat de droit".

Journal télévisé 21/07/2020

Les 27 s'étaient mis d'accord sur un plan de relance en juillet dernier. Le mécanisme liant le versement des fonds au respect de l'Etat de droit était alors décrit comme "suffisamment flou pour rallier des pays comme la Hongrie et la Pologne". 

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