La crise politique au Kosovo inquiète l'Occident

La crise politique au Kosovo provoque des inquiétudes en Occident
La crise politique au Kosovo provoque des inquiétudes en Occident - © ARMEND NIMANI - AFP

Depuis deux mois, le Kosovo est sans Parlement et sans gouvernement. La crise politique s'éternise et commence à inquiéter les pays occidentaux, dont les États-Unis.

Jeu de dominos

Si le Kosovo est un confetti dans les Balkans, ce minuscule pays a en effet un certain pouvoir de nuisance dans cette région où des jeux de dominos ont déjà fait couler beaucoup de sang.

Le Kosovo compte environ 2 millions d'habitants et il est l'un des pays les plus pauvres de l'Europe. Il y a près de 10 ans, il a arraché son indépendance à la Serbie suite à un conflit qui a fait 13 000 morts, dont 10 000 Albanais. Il a fallu les bombardements de l'OTAN sur la Serbie, pour que Belgrade cède et lâche le Kosovo.

Depuis, le pays est dirigé par ce que l'on appelle la coalition des guerriers, c'est a dire d'anciens chefs de guerre rebelles, qui pourraient d'ailleurs être poursuivis un jour pour crimes de guerre.

Nouveau foyer islamiste?

Le dernier gouvernement du Kosovo est tombé en juin, sur un désaccord sur le tracé de la frontière avec le Monténégro voisin, une autre ex-république yougoslave. Et depuis, tout est bloqué.

Ce blocage inquiète les Occidentaux. En l'absence de décollage économique, le Kosovo pourrait en effet devenir un foyer islamiste au cœur de l'Europe. Des milliers de jeunes Kosovars, désœuvrés et découragés par l'absence d'avenir, sont partis faire le djihad en Irak ou en Syrie.

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