Pour justifier les mesures de Trump, sa conseillère invente un massacre perpétré par des réfugiés

La conseillère de Trump Kellyanne Conway lors de l'investiture de Donald Trump.
2 images
La conseillère de Trump Kellyanne Conway lors de l'investiture de Donald Trump. - © NICHOLAS KAMM - AFP

La conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, a inventé, en direct à la télévision, un massacre soi-disant perpétré par des réfugiés irakiens aux Etats-Unis, afin de justifier le décret anti-immigration de Donald Trump.

Selon celle-ci, un massacre a eu lien dans le village de Bowling Green au Kentucky. Ce qui est faux. Suite à cela, Barack Obama aurait interdit, selon elle, les visas pour les réfugiés irakiens. Une mesure similaire au décret anti-immigration - controversé - de Donald Trump. Ce qui est faux également. 

"Je suis sûre que la plupart des gens ne savent pas que le président Obama avait ordonné une interdiction d'entrée des réfugiés irakiens pendant six mois après l'arrivée dans notre pays des deux Irakiens radicalisés qui ont organisé le massacre de Bowling Green. Les gens ne le savent pas parce que ça n'a pas été couvert par les médias", explique-t-elle au journaliste.

Que s'est-il réellement passé ? 

La Maison Blanche n'a pas précisé à quoi se référait la conseillère de Donald Trump. Mais les médias supposent qu'elle parlait de l'arrestation de deux réfugiés irakiens en 2011. Ceux-ci, installés dans le village de Bowling Green, avaient été interpellés pour des activités contre l'armée américaine en Irak.

A l'époque, Barack Obama avait décidé de renforcer les contrôles de sécurité, à l'arrivée des réfugiés irakiens pour une période de 6 mois.

Kellyanne Conway avait déjà fait beaucoup parler d'elle lorsque, pour défendre le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, qui avait assuré contre toute évidence que l'audience de l'investiture du nouveau président était la plus importante jamais vue, elle avait qualifié ces éléments de "faits alternatifs".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK