La Commission européenne propose d'augmenter les quotas de pêche de 27 espèces

La Commission européenne propose d'augmenter les quotas de pêche de 27 espèces
La Commission européenne propose d'augmenter les quotas de pêche de 27 espèces - © ANDY BUCHANAN - AFP

La Commission européenne a proposé mercredi d'augmenter les quotas de pêche de 27 des 89 stocks de poissons concernés pour 2019 dans l'Atlantique et en Mer du Nord. Le quota serait abaissé pour 22 autres stocks.

Les possibilités de pêche, ou totaux admissibles des captures (TAC), sont des quotas fixés pour la plupart des stocks de poissons commerciaux afin d'assurer leur conservation tout en permettant au secteur de la pêche de prélever la plus grande quantité de poisson possible.

2019 marquera une étape importante pour le secteur européen de la pêche, selon la commissaire en charge de la pêche, M. Karmenu Vella, évoquant la mise en œuvre intégrale de l'obligation de débarquement à compter du 1er janvier, tout en poursuivant les progrès en vue d'une pêche durable d'ici à 2020.

Conçue pour mettre un terme au gaspillage que constitue la pratique des rejets de poissons, l'obligation de débarquement s'appliquera pleinement, à compter du 1er janvier, à toutes les flottes de pêche de l'Union européenne.

Cela signifie que toutes les captures d'espèces commerciales réglementées détenues à bord (y compris les prises accessoires) devront être débarquées et imputées sur les quotas respectifs de chaque État membre.

"Importants progrès en pêche durable"

Dans la proposition présentée aujourd'hui, la Commission a déjà déduit des captures recommandées les quantités correspondant aux exemptions de l'obligation de débarquement qui ont été convenues.

Selon la Commission, d'importants progrès sont déjà constatés en matière de pêche durable: les stocks exploités à des niveaux correspondant aux rendements maximaux durables (RMD) sont désormais au nombre de 53, contre seulement 5 en 2009 et 44 en 2017. "Cela signifie que la pression exercée par la pêche sur le stock est limitée à un niveau qui permettra de garantir sur de bonnes bases l'avenir de sa biomasse, tout en tenant compte des facteurs socio-économiques".

La proposition sera soumise à l'examen des États membres, qui arrêteront, lors du conseil Pêche des 17 et 18 décembre à Bruxelles, une décision qui s'appliquera à partir du 1er janvier 2019.

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