La Commission européenne peine à justifier l'utilité des OGM

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La Commission européenne a présenté vendredi un rapport sur les conséquences socio-économiques de la culture des OGM, sans parvenir à démontrer leur utilité, contestée par la majorité des gouvernements de l'UE.

"Les Etats ont demandé les informations sur les répercussions socio-économiques de la culture des OGM. Nous avons fait notre travail (...) Mais ce n'est pas le rôle de la Commission de dire si les OGM sont utiles ou non", a déclaré son porte-parole pour les questions de santé, Frédéric Vincent.

Le rapport ne fournit pas de réponse à la question de l'interêt économique pour un exploitant d'utiliser des semences OGM, a-t-il toutefois reconnu.

"La qualité des réponses fournies par les Etats au questionnaire n'a pas été à la hauteur", s'est-il défendu.

"Les connaissances scientifiques mises en avant étaient moyennes et ne répondaient pas aux questions que l'on posait", a-t-il ajouté. Deux Etats, la Bulgarie et l'Italie n'ont pas répondu au questionnaire.

13 Etats sur 23 soulignent l'opposition de leurs opinions publiques aux OGM

En fait la majorité des Etats qui ont fourni des réponses, soit 13 sur 23, soulignent l'opposition de leurs citoyens à la culture des OGM et expliquent qu'ils ne cultivent pas d'OGM pour cette raison.

Le Royaume-Uni, qui ne cultive pas d'OGM mais est favorable à leur mise en culture, n'a même pas répondu à la question sur le sentiment des Britanniques.

Deux OGM sont cultivés dans l'UE: le maïs MON810 de la multinationale américaine Monsanto en Espagne, au Portugal, en République Tchèque et en Slovaquie, et la pomme de terre OGM Amflora développée par le groupe allemand BASF, en Allemagne et en Suède.

"L'Union européenne ne représente qu'une petite partie de la surface consacrée à la culture d'OGM. Sur les 134 millions d'hectares plantés avec des OGM dans le monde, il y en a moins de 100 000 dans l'Union Européenne", a souligné Frédéric Vincent.

Des autorisations de culture dans l'UE ont été demandées pour quinze autres plantes OGM, pour la plupart des maïs génétiquement modifiés.

La Commission a proposé de laisser aux Etats la décision d'autoriser ou non la culture sur leur territoire en échange de leur accord pour les homologations réclamées par les géants de l'agroalimentaire dans les pays qui le souhaitent.


Belga
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