La Commission européenne lance une procédure en infraction contre Londres

Boris Johnson
Boris Johnson - © FRANK AUGSTEIN - AFP

Le Brexit est une source inépuisable de problèmes. Le dernier en date, c’est la nomination du candidat britannique qui doit rejoindre la future Commission. Malgré des demandes européennes répétées, Londres n’a encore nommé personne, et ne compte pas le faire avant les élections anticipées qui seront organisées au Royaume-Uni le 12 décembre. Face à ce refus, la Commission européenne a lancé une procédure en infraction contre le Royaume-Uni.

Actuellement, le gouvernement britannique manque à ses obligations légales. La Commission européenne doit compter autant de commissaires que d’Etats membres. Et même s’ils sont sur le départ, les Britanniques doivent respecter cette règle. Et théoriquement, cette procédure en infraction pourrait aboutir à des sanctions financières à l’encontre du Royaume-Uni.

Alors, il y a peu de chances que le Premier ministre britannique Boris Johnson change d’avis.

Mais pour les Européens, le véritable enjeu est ailleurs. Ils ne veulent pas que le Brexit ne soit un obstacle au bon fonctionnement de l’Union. Ils veulent que la nouvelle Commission européenne entre en fonction dès que possible, et si possible dès le 1er décembre prochain. 

En effet, avec le déclenchement de cette procédure, l’Union vise avant tout à rendre inattaquable les décisions de la Commission d’Ursula von der Leyen.

Les Britanniques ont beau jurer, la main sur le cœur, qu’ils ne veulent pas empêcher ou retarder la formation de la Commission, les Européens veulent assurer, juridiquement, leurs arrières.

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