La Chine semble s'impliquer politiquement dans le conflit syrien

Lakhdar Brahimi et le ministre chimois des Affaires étrangères Yang Jiechi lors de sa viiste de 2 jours à Pékin.
Lakhdar Brahimi et le ministre chimois des Affaires étrangères Yang Jiechi lors de sa viiste de 2 jours à Pékin. - © AFP/Takuro Yabe

Jusqu'ici, la Chine faisait de l'obstruction : avec la Russie, elle bloquait systématiquement toute résolution condamnant le régime de Bachar El Assad. Mais depuis quelques jours, les autorités chinoises ont adopté une position plus constructive.

Sous l'impulsion de l'émissaire de l'ONU Lahkdar Brahimi, en visite a Pékin, la Chine a proposé un plan de cessez-le-feu progressif. Il s'agirait  de faire cesser les combats, région après région, puis d'établir un corps gouvernemental de transition. Le credo absolu de la Chine, c'est pas "d'intervention militaire extérieure". L'option militaire n'offre selon Pékin aucune porte de sortie. Pour les Chinois, Il n'y aura de règlement possible que par la médiation politique entre les deux parties, le régime syrien et l'opposition.

Le visage imprécis de l'opposition

Encore faut-il que cette opposition présente un front uni, ce qui n'est pas encore le cas. Et tandis que les combattants jidahistes venus de l'étranger profitent de l'absence d'aide internationale pour s'installer sur tous les fronts, aux cotés des rebelles syriens qui s'en méfient, mais acceptent leur aide, plusieurs chefs rebelles assurent qu'ils demanderont aux jihadistes étrangers de quitter le pays dès la fin de la révolution.

Pour Abdel Basset Saida, le chef du Conseil national Syrien, "la montée du radicalisme est due au manque d'appui international à la rébellion, et les Américains sont bien hypocrites de s'en plaindre, eux qui observent, les bras croisés, la lente dérive de la Syrie dans une guerre civile."

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