La chaîne des Tatars de Crimée a finalement cessé d'émettre

En septembre dernier, ATR avait été accusée d'"extrémisme", le ministère de l'Intérieur local affirmant avoir été informé que la chaîne "attisait intentionnellement parmi les Tatars de Crimée un sentiment de défiance envers les autorités" russes.

"Nous avons arrêté d'émettre à minuit", a confirmé à l'AFP Lilia Boudjourova, directrice adjointe de la chaîne qui émet en trois langues, dont le tatar. "Ce n'est pas la fin", a-t-elle assuré. "S'ils pensent qu'ils vont réussir à supprimer la chaîne, alors ils se trompent".

ATR et ses trois filiales, deux stations de radio et une chaîne pour enfants, n'ont pas reçu l'autorisation d'émettre des autorités russes et ont été obligés de cesser d'émettre.

Environ 150 à 200 personnes se sont réunies devant les locaux de la chaîne à Simféropol en signe de soutien. "Les gens sont affreusement déprimés" par la situation, a souligné Mme Boudjourova, également correspondante pour l'AFP.

Sur son compte Twitter, le président ukrainien Petro Porochenko a condamné la fermeture de la chaîne. "Vous pouvez fermer la chaîne mais vous ne pouvez pas bloquer les aspirations à la liberté et à la vérité des Tatars de Crimée! ".


Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK