La branche européenne de l'OMS met en garde contre de futures pandémies

C'est la commission pan-européenne sur la santé et le développement durable de l'OMS, qui se réunit de manière virtuelle pour formuler des recommandations à l'encontre des 53 pays de la région européenne de l'OMS, qui a posé ce constat. Un constat amer. La pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2 s'est développé à la fin de l'année 2019 malgré les alertes répétées de la communauté scientifique sur les risques de nouvelles pandémies.

De plus, les réponses apportée par les gouvernements sont qualifiées de "divergentes et erronées". Un constat qui appelle une réaction comme l'indique le directeur régional pour l'Europe de l'Organisation mondiale de la Santé, le Dr Hans Henri P. Kluge: "Nous ne pouvons pas permettre qu'une autre pandémie mette le monde à genoux et devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher qu'une catastrophe de la même ampleur ne se reproduise".


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Une catastrophe qui a fait, comme le rappelle la branche européenne de l'OMS, 1,2 millions de victimes en Europe sur les quelques 4 millions au total.

Sonnette d'alarme

Le directeur de l'OMS Europe a de plus fait part de ses doutes quant à notre capacité de réduire la pandémie au moyen de la seule campagne de vaccination. Selon lui, l'émergence de variants plus contagieux et plus viraux fait apparaître la nécessité d'une plus grande couverture pour atteindre une immunité collective et donc, une victoire sur le virus. Dr Hans Henri P. Kluge: "Je crois que cela nous amène au point où l'objectif essentiel de la vaccination est avant tout d'empêcher les formes graves de la maladie et la mortalité".

One Health - Une Santé

L'un des concepts centraux des recommandations qui visent à prévenir l'émergence de nouvelles pandémies est celui de "One Health". C'est une manière de reconnaître et d'intégrer que les santés humaine, animale et végétale partagent un même environnement et donc les mêmes risques. Si l'une d'elles court un risque, les autres sont en danger.


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Les activités humaines comme la déforestation, le commerce, la consommation d'animaux sauvages et les voyages internationaux ont conduit à l'émergence du SRAS-CoV-2 et ont facilité sa propagation mondiale. C'est l'autre constat que fait la commission. 

Gouvernance supranationale

Le constat est partagé par l'ancien commissaire européen Mario Monti, président à présent de la commission de l'OMS: "Il faut être conscients des liens entre le changement climatique, la biodiversité et la santé humaine; et de la nécessité de revigorer et d'étendre nos services de santé nationaux".

Mario Monti plaide enfin pour renforcement de la position de la politique de santé dans l'élaboration des politiques générales des gouvernements et des organisations internationales. Il propose la création d'un Conseil mondial de la santé et des finances au sein du G20, qui considére que la santé est un bien public mondial. "Les nouvelles générations méritent un monde où le progrès ne se fait pas au détriment de leur santé et de la santé de la planète".  

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