La Belgique veut soutenir un "dialogue direct" entre les acteurs politiques en Libye

Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères
Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères - © THIERRY ROGE - BELGA

La Belgique soutient le gouvernement d'union nationale (GNA) libyen et plaide pour un dialogue direct afin de stabiliser la situation politique du pays, a rappelé vendredi le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj à Bruxelles.

La Libye est actuellement en proie à une situation politique et sécuritaire particulièrement instable, le GNA, reconnu par la communauté internationale, n'ayant pas le contrôle de tout le territoire national. Le Premier ministre al-Sarraj compte notamment comme rival le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen dans la lutte anti-djihadistes.

"La Belgique va tout faire pour aider à l'organisation d'un dialogue direct" entre le GNA et le maréchal Haftar, a souligné Didier Reynders, tout en indiquant que le sujet serait aussi abordé lundi prochain lors du conseil Affaires étrangères de l'Union européenne.

Fayez al-Sarraj a précisé que le GNA tentait d'avoir une "attitude positive" envers toutes les parties impliquées afin de les inclure dans le processus politique qui doit ouvrir la voie au dialogue. "Nous avons tendu la main à ses parties", a-t-il souligné.

Opération Sophia

Les ministres ont également abordé le thème de la migration, alors que les chefs d'Etat et de gouvernement européens s'accordaient simultanément, lors d'un sommet informel à Malte, pour soutenir la Libye dans la formation de ses garde-côtes et encourager le développement des communautés locales libyennes afin d'améliorer leur situation socio-économique et leur permettre de mieux accueillir les migrants.

"Nous avons déjà participé à l'opération Sophia pour former et développer les capacités de garde-côtes, mais nous voulons aussi améliorer les conditions de vie des migrants et travailler sur les causes profondes de la migration dans les pays d'origine", a détaillé Didier Reynders.

Le chef de la diplomatie belge a par ailleurs indiqué qu'un protocole d'accord (MoU) pourrait être signé entre la Belgique et la Libye pour encadrer certaines collaborations, évoquant notamment l'accueil de blessés libyens dans les hôpitaux belges, l'identification de terroristes tués sur le sol du pays d'Afrique du Nord, ou encore des missions de formation dans les secteurs de la sécurité, la justice ou la médecine.

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