La Belgique: 5ème pays "numérique" de l'Union européenne

La Commission européenne a publié jeudi 25 février, les données fournies par l’indice relatif à l’économie et à la société numérique (DESI) pour 2016. Le DESI est un outil développé, en 2015, pour mesurer les progrès des Etats membres de l’Union européenne vers une économie et une société numérique. La mission de cet instrument est d’aider les pays européens à identifier les domaines requérant des investissements et actions prioritaires dans le but d’établir un marché unique numérique à part entière, l’une des grandes priorités de la Commission Juncker.

Le DESI se compose de 5 volets principaux :

  • La connectivité : c’est-à-dire à quel point la connexion internet est rapide et abordable.
  • Le capital humain/les compétences électroniques des particuliers comme des professionnels.
  • L’utilisation d’internet : à quel point les citoyens utilisent internet aussi bien au niveau de l’information, du commerce que des transactions administratives et bancaires.
  • L’intégration des technologies numériques : comment les entreprises intègrent les technologies digitales clés comme les factures électroniques, l’e-commerce ou encore le "cloud service".
  • Les services publics numérisés : des formulaires administratifs en lignes etc.

"Il en ressort que les États membres ont accompli des progrès dans des domaines tels que la connectivité, les compétences numériques ou les services publics depuis l’année dernière. Pourtant, si les données publiées aujourd'hui montrent que des améliorations ont été enregistrées, elles révèlent aussi un ralentissement des progrès. Il faut prendre des mesures, au niveau de l'UE comme au niveau national, pour éliminer les obstacles qui empêchent les États membres de l'UE de tirer pleinement parti des possibilités qu'offre le numérique" lit-on dans le communiqué de presse de la Commission européenne.

L’UE progresse mais trop lentement

Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne pour le marché unique numérique, a déclaré, cité par le communiqué : "Les particuliers, les entreprises et les services publics sont de plus en plus nombreux à passer au numérique. Mais ils rencontrent encore trop de difficultés liées au manque de couverture internet à haut débit ou de services d'administration en ligne transfrontières, ou encore au commerce électronique transfrontière".

Toujours dans le communiqué, Günther H. Oettinger, commissaire européen pour l'économie et la société numériques, s'est exprimé : "L'UE progresse, mais trop lentement (la note globale de l’UE est de 0,52 sur 1, soit un progrès par rapport à la note de 0,5 de l’année 2015). Il ne faut pas céder à l’autosatisfaction. Si nous voulons rattraper le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud, il nous faut agir. Nous présenterons, au mois de mai, des recommandations concrètes élaborées sur la base de l'indice publié aujourd’hui (mercredi), qui permettront aux États membres de l'UE d'améliorer leurs performances nationale".

Les constatations de la Commission européenne

Le communiqué souligne que malgré les progrès, des améliorations doivent encore être faites dans certains domaines :

En matière de connectivité tout d’abord, l’UE doit être prête à répondre aux exigences futures et à fournir la prochaine génération de réseaux de communications (5G).

Pour le commerce électronique également : "65% des internautes européens font des achats en ligne, mais seulement 16 % des PME (petites et moyennes entreprises) vendent en ligne – et moins de la moitié de ces dernières (7,5 %) pratiquent la vente transfrontière".

Des services publics en ligne plus nombreux, mais pas assez utilisés. Bien que l’offre des services en ligne augmente, le nombre d’internautes utilisant les services en ligne des administrations n’augmente pas.

La "situation numérique en Belgique"

La note de la Belgique est supérieure à la moyenne de l’UE dans son ensemble, mais elle a augmenté moins rapidement.

Avec une note globale de 0.63, la Belgique est classée en 5ème position comme l’année dernière. Par rapport à 2015, la Belgique a amélioré ou maintenu ses bons résultats pour la plupart des volets du DESI.

Si la Belgique se trouve en bonne position, particulièrement en matière de connectivité ou d’intégration des technologies numériques au sein des entreprises, elle doit encore faire des efforts, selon le rapport.

Elle doit notamment, augmenter ses possibilités de connexion de dispositifs mobiles, développer un accès à internet "ultra rapide" et surtout établir un meilleur dialogue entre le système éducationnel et les entreprises car le nombre de diplômés en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) est peu élevé (seulement 13 sur 1000 personnes) hors c’est ce genre de diplômes qui répondraient aux besoins du marché. Selon Belga, l'Union européenne prévoit en effet que le manque de savoir-faire en la matière va causer un déficit de près d'un million d'emplois en 2020.

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