L'Unicef veut récolter 2,8 milliards pour les enfants de 63 pays

Unicef en opération dans la ville assiégée de Madaya en Syrie
Unicef en opération dans la ville assiégée de Madaya en Syrie - © STRINGER - AFP

L'Unicef a lancé mardi un appel de 2,8 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros) pour venir en aide aux enfants du monde entier victimes des crises humanitaires. La part la plus importante de cette somme - 1,16 milliard de dollars - est destinée à la Syrie et aux réfugiés syriens en Egypte, en Irak, en Jordanie, au Liban et en Turquie.

L'organisation demande également 30,8 millions de dollars pour soutenir les réfugiés et migrants en Europe, 180 millions pour les enfants du Yémen et 25,5 millions pour la protection des enfants au Burundi et l'aide aux réfugiés burundais qui ont fui au Rwanda ou en Tanzanie.

Le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad sont également visés, "notamment pour tenter de remédier aux effets des violences dans le nord-est du Nigeria".

"Un enfant sur neuf vit à présent dans des zones de conflit"

En Afghanistan, en République démocratique du Congo ou encore au Soudan, où la crise est de longue durée, les besoins ont été financés à moins de 40% en 2015. L'appel 2016 concerne à nouveau ces pays, parmi 63 pays au total, soit 76 millions de personnes dont 43 millions d'enfants.

Pour la première fois, un quart des fonds réclamés est dédié à l'éducation des enfants vivant dans des situations d'urgence, singulièrement en Syrie. D'ici à la fin de l'année, l'Unicef espère doubler l'accès à l'éducation de ces enfants par rapport à début 2015.

La fourniture d'eau salubre, la vaccination et le soutien psychosocial sont les autres principaux besoins.

"Le conflit et des conditions météorologiques extrêmes obligent de plus en plus d'enfants à quitter leur foyer et expose des millions d'autres à de graves pénuries alimentaires, à la violence, aux maladies, à des exactions ainsi qu'au risque d'une scolarisation compromise. Dans le monde, environ un enfant sur neuf vit à présent dans des zones de conflit", rappelle l'Unicef.

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