L'UE s'organise pour lutter contre la criminalité dans le cyberespace

Cecilia Maelmström, commissaire européenne, en compagnie de Troels Oerting, le directeur du centre contre le cybercrime, ce mercredi
Cecilia Maelmström, commissaire européenne, en compagnie de Troels Oerting, le directeur du centre contre le cybercrime, ce mercredi - © GEORGES GOBET- Belga

L'Union européenne s'est dotée d'un centre européen pour aider les États à lutter contre les activités des organisations criminelles sur l'internet, avec pour priorités le vol des données et la pédophilie, a annoncé mercredi la Commission européenne. EC3, nom de code de ce centre installé dans les locaux d'Europol à La Haye, sera inauguré vendredi par la commissaire chargée de la Sécurité, Cecilia Malmström, et sera opérationnel à compter du 11 janvier.

"Les cybercriminels sont intelligents et prompts à mettre les nouvelles technologies au service d'intentions criminelles. L'EC3 nous aidera à les surpasser en intelligence et en vitesse afin de prévenir et de combattre leurs actes criminels", a-t-elle expliqué au cours d'un point de presse à Bruxelles avec le directeur du nouveau centre, Troels Oerting.

EC3 n'aura pas un rôle de police. "Les crimes commis dans le cyberespace doivent être élucidés par les Etats", a insisté la commissaire, soucieuse de ne pas empiéter sur les prérogatives des Etats. Sa vocation est d'apporter son expertise aux enquêtes de police et de coordonner les informations.

Doté d'un budget de 4,6 millions d'euros pour 2013, EC3 devrait compter 40 collaborateurs à ses débuts. Le centre ne sera pas chargé de faire la chasse au téléchargement illégal, mais de traquer les organisations commercialisant des images de pédophilie, se livrant au "phishing" (vol de codes, de mots de passe et de données) et aux arnaques en ligne.

 

AFP

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