L'Otan va se doter d'un QG pour favoriser un "Schengen militaire" en Europe

L'Otan veut renforcer son contrôle en Atlantique Nord, suite à la présence accrue de la marine et de l'aviation russe.
L'Otan veut renforcer son contrôle en Atlantique Nord, suite à la présence accrue de la marine et de l'aviation russe. - © KURT DESPLENTER - BELGA

Les pays de l'Otan doivent décider de muscler la structure de commandement alliée en créant deux nouveaux quartiers généraux, l'un pour superviser l'océan Atlantique et l'autre pour améliorer la mobilité des troupes en Europe, qui sera installé en Allemagne, a indiqué mercredi la ministre allemande la Défense, Ursula von der Leyen.

Pouvoir déplacer des troupes rapidement au cœur de l'union

"Nous voulons établir quelque chose comme un Schengen militaire au sein de l'Europe, de façon à pouvoir déplacer (des troupes) rapidement et directement, sans grande bureaucratie, à grande vitesse", a-t-elle affirmé à son arrivée au siège bruxellois de l'Otan pour une réunion avec ses homologues alliés.

L'Allemagne va accueillir ce commandement sur son territoire, a-t-elle ajouté en soulignant que son pays se trouvait "non seulement au coeur de l'Europe", mais disposait aussi d'une "grande expérience en terme de logistique et de soutien" - largement héritée de son rôle de première ligne lors de la Guerre froide.

Le feu vert à cette refonte de la "structure de commandement" de l'Otan avait été donné en novembre dernier par les ministres de la Défense.

L'aviation et la marine russes ont refait leur apparition après des années d'absence

Ils devraient aussi ressusciter un quartier général supervisant la zone de l'Atlantique Nord - où l'aviation et la marine russes ont refait leur apparition après des années d'absence à la suite de la fin de la Guerre Froide, notamment avec des patrouilles de bombardiers stratégiques et de sous-marins. Il devrait être installé aux Etats-Unis, selon des diplomates.

Depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée et l'apparition d'un séparatisme pro-russe dans l'est de l'Ukraine en 2014, l'Otan a entamé une profonde "adaptation" face à une Russie jugée "plus agressive".

 

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