L'opposition syrienne exclut encore de participer à une conférence de paix

L'opposition syrienne refuse catégoriquement de participer à une conférence de paix, d'autant que le régime vient de prendre la ville de Qousseir
L'opposition syrienne refuse catégoriquement de participer à une conférence de paix, d'autant que le régime vient de prendre la ville de Qousseir - © AFP

L'opposition syrienne a réaffirmé samedi que les développements en Syrie, dont la prise de Qousseir par le régime et son allié libanais Hezbollah, fermaient la porte aux initiatives politiques, en allusion à une éventuelle conférence de paix.

"Ce qui se passe aujourd'hui en Syrie ferme totalement les portes devant toute discussion sur des conférences internationales et initiatives politiques car la guerre déclarée par le régime et ses alliés à la région a atteint un niveau qu'on ne peut ignorer", a déclaré le président par intérim de la Coalition nationale de l'opposition, George Sabra.

M. Sabra, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Istanbul, a estimé que le peuple syrien ne pensait "qu'à une seule chose: épargner la mort à nos enfants".

Déjà le 30 mai, George Sabra avait assuré que l'opposition ne participerait pas à une conférence internationale tant que "l'Iran" et le mouvement chiite libanais du Hezbollah soutiendraient le régime de Damas sur le terrain.

"Aujourd'hui, les vies des Syriens sont beaucoup plus importantes que n'importe quelle solution politique ou conférence internationale", avait-il dit.

Appuyées par des centaines de combattants du Hezbollah, les troupes syriennes ont repris cette semaine la région stratégique de Qousseir (centre-ouest) qui relie la capitale Damas au littoral, deux places fortes du pouvoir.

"Le Hezbollah et ses alliés en Syrie détruisent les fondements politiques, sociaux, culturels et humanitaires établis depuis des milliers d'années dans la région", a soutenu M. Sabra samedi.

Il a aussi accusé le mouvement chiite libanais ainsi que l'Irak et l'Iran, des pays à majorité chiite, de pousser à un "conflit confessionnel" mais souligné que l'opposition refusait d'y être entraînée car cela transformerait "nos vies dans la région en enfer".

Belga

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