L’ONU qualifie de "catastrophique" la situation en Birmanie

L’ONU a mis en garde mardi contre l’évolution "catastrophique" de la situation en Birmanie, en proie à des troubles depuis le coup d’État militaire du 1er février, faisant peser des risques sur l’ensemble de la région.

La responsable a souligné que le coup d’État avait "exacerbé un certain nombre de conflits de longue date dans les régions birmanes frontalières", relevant que les combats ont repris dans certains États birmans où vivent des minorités "qui avaient été généralement pacifiques ces dernières années".

900 personnes ont été tuées

Depuis que l’armée a pris le pouvoir le 1er février et destitué le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, les forces de sécurité ont réprimé dans le sang le mouvement de protestation contre le régime militaire.

"Ce qui a commencé comme un coup d’État de l’armée birmane s’est rapidement transformé en une attaque contre la population civile qui s’est généralisée et systématisée", a noté Mme Bachelet.


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Selon l’ONU, près de 900 personnes ont été tuées, quelque 200.000 autres ont été contraintes de fuir leur domicile à la suite de raids militaires dans des quartiers et des villages et des milliers de personnes ont fui vers les pays voisins. Par ailleurs, toujours selon l’ONU, au moins 5200 personnes ont été arbitrairement arrêtées. Parmi elles, plus de 90 journalistes, tandis que huit grands médias ont été fermés.

Mme Bachelet a qualifié de "premier pas" la libération la semaine dernière de 2200 prisonniers mais a demandé que cette libération soit inconditionnelle et rapidement suivie par celle des milliers de personnes encore détenues arbitrairement, y compris des dirigeants politiques.

"Le désespoir grandit", a-t-elle prévenu, faisant valoir que dans de nombreuses régions birmanes certaines personnes ont pris les armes pour se protéger.

 

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