Gaza: trois commandants du Hamas tués dans un raid

Un pompier israélien éteint un incendie provoqué par une roquette de Gaza
Un pompier israélien éteint un incendie provoqué par une roquette de Gaza - © MENAHEM KAHANA - BELGAIMAGE

Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé mercredi Israël et les Palestiniens à reprendre place autour de la table des négociations pour trouver rapidement un accord en vue d'une trêve durable. Mais les violences ont continué. Trois hauts commandants de la branche armée du Hamas palestinien ont été tués dans un raid.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont identifié dans leur communiqué les trois hommes comme étant Mohammed Abou Chamala, Raëd al-Atar et Mohammed Barhoum.

Les deux premiers étaient membres du haut commandement militaire des Brigades, selon une source palestinienne. Abou Chamala était le commandant d'al-Qassam pour le sud de la bande de Gaza.

Ce raid intervient au surlendemain d'une autre frappe aérienne qui a coûté la vie à la femme et à un fils du chef d'al-Qassam, Mohammed Deif, toujours en vie selon son mouvement.

Selon les secours palestiniens, un raid ayant totalement détruit un immeuble de Rafah a tué au moins sept Palestiniens. Il n'était pas clair dans l'immédiat si les trois chefs militaires étaient inclus dans ce bilan.

Mercredi, dans une déclaration adoptée à l'unanimité des quinze membres, le Conseil de Sécurité de l'ONU "a offert son soutien total à l'initiative égyptienne et appelé les parties à reprendre les négociations pour parvenir rapidement à un cessez-le-feu durable et pérenne".

Le texte rédigé par la France a été adopté après que le Hamas palestinien eut estimé que les négociations au Caire étaient terminées, à la suite du raid israélien mardi soir qui a tué la femme et le bébé de son chef.

Les violences ont repris depuis dans la bande de Gaza, qui avait connu une accalmie de neuf jours, après un mois de conflit qui a fait jusqu'ici plus de 2000 morts selon le ministère palestinien de la Santé.

"L'urgence aujourd'hui était de répondre au fait que les discussions semblent capoter et que les hostilités ont repris, et c'était important que la Conseil de sécurité s'exprime sur le sujet", a affirmé l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, dont le pays préside actuellement le Conseil.

Plus tôt dans le mois, la Jordanie avait proposé un projet de résolution soutenu par les pays arabes qui appelait à un cessez-le-feu, à une levée du blocus d'Israël sur Gaza et à l'apport d'aide aux Palestiniens.

Les Palestiniens sont prêts à revenir à la table des négociations au Caire, a affirmé leur représentant à l'ONU, Riyad Mansour.

"Nous voulons une paix durable. Nous voulons arrêter de mourir. Nous voulons que la violence s'arrête. Pour cela Israël doit mettre fin à son agression et parvenir à un accord", a-t-il dit.

Dans le texte adopté mercredi, le Conseil exprime sa "profonde inquiétude" après la reprise des hostilités, et exhorte toutes les parties à "empêcher une escalade du conflit et à parvenir à un cessez-le-feu humanitaire immédiat", premier pas vers une paix plus durable.


Belga

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