L’OMS se mobilise contre la noyade, qui a fait 2,5 millions victimes en 10 ans

Quelque 2,5 millions de personnes sont mortes noyées entre 2009 et 2019, un bilan lourd qui aurait pu être sensiblement réduit avec quelques mesures simples, a affirmé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avant la première journée internationale de prévention de la noyade dimanche.

Dans de très nombreux pays, la noyade reste l’une des premières causes de mortalité des enfants de moins de 5 ans, a rappelé le docteur David Meddings, qui coordonne les travaux sur la prévention de la noyade auprès de l’OMS, lors d’un point de presse à Genève.

"C’est un motif de décès qui peut être entièrement évité", a affirmé le docteur Meddings.

236.000 décès

Pour la seule année de 2019, 236.000 personnes sont mortes noyées, selon les statistiques de l’OMS, qui ne tiennent ni compte des noyades liées à des inondations ou par suicide, ni des noyés sur des bateaux de transport et donc les nombreux migrants qui perdent la vie en Méditerranée, par exemple.

La journée mondiale a été créée par l’Assemblée générale des Nations unies fin avril, à l’initiative du Bangladesh, où 40 enfants sont morts noyés chaque jour, selon des statistiques de 2016.


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Selon l’Organisation, 60% des personnes noyées avaient moins de 30 ans, les enfants de moins de 5 ans étant particulièrement touchés.

La noyade est en effet la première cause de décès parmi les moins de 5 ans en Chine et la deuxième aux États-Unis et en France, a souligné le docteur Meddings, mais le taux est trois fois plus élevé dans les pays à faibles et moyens revenus que dans les pays riches, a-t-il précisé.

En Ouganda et en Tanzanie, deux études ont montré que 80% des morts par noyade étaient des jeunes pêcheurs.
 

Précautions

Le docteur Meddings a souligné que des précautions simples pouvaient sauver des vies, comme garder les enfants en bas âge loin d’un point d’eau, entourer un puits de barrière ou encore apprendre aux enfants les bases de la natation.

Il a cité l’exemple de simples plateformes en bois ou en bambou submergées avec des barrières entre lesquelles les enfants peuvent apprendre les rudiments de la natation et souligné qu’une piscine démontable et itinérante pouvait aussi faire l’affaire.

 

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