L’Italie veut introduire une taxe sur le plastique et le sucre, Coca-Cola menace de délocaliser en Albanie

Basta così ! C’est en substance ce qu’a annoncé lundi le gouvernement italien, qui a fait figurer dans son budget 2020 de nouvelles taxes sur le plastique et les boissons sucrées, afin de réunir 1,3 milliard d’euros. La taxe sur le plastique obligera les sociétés à payer un euro par kilo de plastique produit, tandis que la taxe sur le sucre se fera au nom de la lutte contre les problèmes de santé comme l’obésité, le diabète ou les troubles dentaires, à l’image des taxes adoptées en France ou au Royaume-Uni.

La mesure n’a pas tardé à faire bondir certains, comme les partenaires italiens de Coca-Cola. Sibeg, le fabriquant historique des bouteilles de Coca-Cola dans la ville de Catane, en Sicile, estime que ces impôts vont lui faire perdre vingt millions d’euros. Selon Il Sole, les syndicats ont été informés d’un plan de licenciement de 40% des effectifs, soit 151 travailleurs. Plus tard, la société a même menacé de délocaliser une partie de la production… à Tirana, en Albanie.


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Sibeg possède déjà une usine dans ce pays des Balkans, fondée il y a 25 ans. 330 personnes y sont employées, pour une production deux fois moins importantes qu’à Catane. "Mais à Tirana nous ne payons qu’un impôt forfaitaire de 15%, alors qu’en Italie l’imposition totale sur les sociétés dépasse désormais 60%, explique à Il Sole Luca Busi, l’administrateur délégué de Sibeg. C’est pourquoi j’ai décidé de transférer à Tirana les deux investissements que j’avais prévu de faire sur l’usine sicilienne dans trois ans : celui de la ligne de production pour les petits formats et celui de l’embouteillage aseptique." Le projet de taxe devrait être présenté au Parlement dans les jours à venir, pour être potentiellement approuvé à la fin de l’année.

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