L'Italie reproche à Nicolas Sarkozy des moqueries

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en conférence de presse lors du sommet européen
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en conférence de presse lors du sommet européen - © BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

"Les gestes et expressions ridiculisant notre pays ne sont pas opportuns", a estimé lundi le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, interrogé sur les sourires entendus du président français Nicolas Sarkozy à propos de l'Italie dimanche à Bruxelles.

"Le président Sarkozy aspire évidemment fortement à une composante française au sein du directoire de la BCE (Banque centrale européenne) et aurait peut-être désiré que (Lorenzo) Bini-Smaghi soit retiré d'autorité", a déclaré le ministre.

Nicolas Sarkozy "sait que cela n'est pas possible et par conséquent chercher à ridiculiser notre pays par des gestes et des expressions n'est pas opportun", a-t-il affirmé.

Paris avait soutenu la candidature de Mario Draghi pour prendre la tête de la BCE et attendait en retour que Lorenzo Bini Smaghi cède son poste au sein du directoire de l'institut monétaire de Francfort à un Français afin que la France ne se retrouve pas sans représentant.

Mais le refus de celui-ci de démissionner au nom de "l'indépendance" de la BCE a agacé Paris alors que l'Italie est déjà sous la pression de ses partenaires européens qui doutent de la capacité du gouvernement de Silvio Berlusconi à maintenir ses finances publiques sous contrôle.

Dimanche, au cours d'une conférence de presse conjointe, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Sarkozy ont tous deux réagi par des sourires amusés et complices à une question sur le fait de savoir si Silvio Berlusconi les avait rassurés quant à la capacité de l'Italie à tenir ses engagements de réduction du déficit.


Belga
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