L'Islande, l'un des rares pays européens où le populisme est absent

L'Islande est un pays européen comparable à ses voisins par rapport au niveau de vie, au niveau économique ou au nombre de personnes immigrées qui y vivent. Pourtant, les partis populistes ne font pas du tout recette, comme les dernières élections municipales à Reykjavik l'ont encore montré récemment. 

L'Islande compte seulement 335.000 habitants et tous étaient appelés aux urnes pour des élections communales le 26 mai dernier. Deux partis populistes se présentaient avec un programme bien préparé. "Nous ne voulons pas que Reykjavic devienne un ghetto à immigrants, on veut des logements pour tout le monde", a déclaré Gunnlaugur Ingvarsson, président du Parti de la liberté.

Tout comme Guðmundur Karl Þorleifsson, président de la Ligue islandaise nationaliste, il s'oppose à la construction de deux mosquées.

À la suite des élections à Reykjavik, le Front National islandais a obtenu 125 voix sur 125.000 habitants et le Parti de la Liberté, 147. Cela représente 0,5% de l'électorat.

Pourtant, l'Islande est un pays européen comme les autres ou presque. Il a connu une grave économique en 2008, suivi d'une crise politique sans précédent. L'île compte aussi 10% d'immigrés. Mais les Islandais ne demandent pas de politique migratoire plus stricte. 
Les débats publics portent plutôt sur l'environnement et les questions sociales. 

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