L'islamologue Tariq Ramadan, accusé de viols, placé en garde à vue à Paris

L'islamologue suisse Tariq Ramadan, accusé de viols, a été placé en garde à vue à Paris, indique une source judiciaire.

Il s'est rendu mercredi matin à la convocation des policiers "dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte à Paris des chefs de viols et violences volontaires", a précisé cette source.

Ce conférencier, régulièrement au cœur de controverses, est aussi visé par au moins deux plaintes pour viol et agression sexuelle en France. Mais il aurait aussi sévi en Belgique.

L'université britannique d'Oxford, dans laquelle il était professeur, avait annoncé en novembre sa suspension avec effet immédiat.

Il dément les accusations

Depuis le début de l'affaire, Tariq Ramadan a catégoriquement démenti les accusations.

La première plaignante, Henda Ayari, accuse l'islamologue de l'avoir violée dans un hôtel parisien en 2012. 

Une seconde plainte visant Tariq Ramadan, pour des faits similaires dans un hôtel à Lyon (est) en 2009, a été déposée fin octobre quelques jours après la première plainte. 

Les deux femmes ont été entendues par la police, à Rouen (nord-ouest) et à Paris. L'essayiste française Caroline Fourest, qui a indiqué avoir remis des documents aux enquêteurs, a également été auditionnée.

Les avocats de M. Ramadan avaient riposté début novembre en déposant une plainte pour subornation de témoin visant nommément Caroline Fourest, qui combat médiatiquement l'islamologue depuis plusieurs années.

Cette affaire a suscité de vifs débats entre défenseurs et détracteurs de M. Ramadan et de Mme Ayari. Cette dernière a porté plainte contre X à la mi-novembre après avoir fait l'objet d'injures et de menaces.
 

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