L'Iran annonce l'arrestation du chef d'un "groupe terroriste" basé aux Etats-Unis

Iran, Shiraz, Shah Cheragh
Iran, Shiraz, Shah Cheragh - © Tuul & Bruno Morandi - Getty Images

L’Iran a annoncé samedi avoir placé en détention le chef d’un groupe accusé par la République islamique d’être derrière un attentat meurtrier perpétré dans une mosquée du sud du pays en 2008. Peu de détails ont été fournis sur les circonstances ayant mené à l’incarcération de M. Sharmahd, comme la date ou encore le pays où les forces iraniennes l’ont trouvé.

"Jamshid Sharmahd, chef du groupe terroriste Tondar (basé) aux Etats-Unis […], est désormais entre les mains" des agents des services de renseignements iraniens, a indiqué samedi le ministère des Renseignements dans un communiqué, cité par la télévision d’Etat. M. Sharmahd "dirigeait des opérations armées et de sabotage en Iran", a-t-il précisé.

Accusé d’être derrière l’attentat de Chiraz en 2008

Selon le communiqué du ministère, M. Sharmahd avait "conçu et organisé" un attentat meurtrier contre une mosquée à Chiraz (sud) qui avait fait 14 morts et quelque 200 blessés en 2008.

Tondar ("tonnerre" en persan), connu aussi sous le nom d’Association monarchiste d’Iran, est un groupe visant à renverser la République islamique.

Des déclarations hostiles à la République islamique et à l’islam

Selon son site internet (Tondar.org), M. Sharmahd, né à Téhéran en 1955, a grandi dans une famille irano-allemande avant d’aller vivre en 2003 aux Etats-Unis où il s’est illustré par ses déclarations hostiles à la République islamique et à l’islam, sur des chaînes satellitaires en persan.

En 2009, l’Iran avait pendu trois hommes reconnus coupables de l’attentat de Chiraz, affirmant qu’ils avaient des liens avec un groupe monarchiste de l’opposition basé à l’étranger et prenait leurs ordres d’un agent iranien de la CIA installé aux Etats-Unis dénommé "Jamshid". L’Iran avait également pendu en 2010 deux autres membres présumés du groupe, qui avaient "avoué avoir obtenu des explosifs et projeté d’assassiner des responsables".

En octobre, les autorités iraniennes avaient annoncé avoir mis en détention un autre opposant autrefois exilé en France, Rouhollah Zam, là encore sans donner de détails.

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