L'intervention militaire contre les islamistes dans le nord du Mali divise

Les chefs d’Etat ouest-africains se réunissent dimanche pour approuver les modalités de l’éventuelle intervention au Nord du Mali d’une force composée de 3000 à 4000 soldats. L’ONU devra ensuite donner son feu vert. Voilà pour la menace. Elle appuie évidemment les efforts diplomatiques. Le Burkinabé joue les médiateurs, très encouragé par l’Algérie, grande puissance voisine, qui craint qu’une intervention entraine une guerre civile régionale.

La médiation concentre ses efforts sur le groupe islamiste armé Ansar Dine et tente de le désolidariser des deux autres groupes, Al-Qaïda Maghreb et le groupe Mujao. Un des chefs du groupe Mujao vient justement de déserter avec sa faction et est rentré au Niger. Il dénonce maintenant le Mujao comme trafiquant de drogue et, en outre, raciste vis-à-vis des noirs.

En attendant, dans le Nord du Mali, la situation humanitaire s’aggrave. Selon le comité international de la Croix-Rouge, 500 000 personnes sont en situation tragique selon Sébastien Carlier, porte-parole du CICR : "Une reprise des hostilités au Nord du Mali aura de toute façon de répercussions inévitables pour les populations. Il faut donc être prêt à y répondre, et c’est ce que nous faisons. Nous avons commencé, il y a quelques semaines, des distributions à large échelle de nourriture, qui visent à assister plus de 400 000 personnes d’ici la fin de l’année".

Quant à savoir le travail du CICR n’est pas entravé ou soumis à pression des rebelles qui dominent actuellement la zone, il répond : "C’est un dialogue quotidien que nous devons avoir avec toutes les parties au conflit, et notamment avec les groupes armés pour continuer à assister les populations à Gao et dans des zones contrôlées par les groupes armés".

 

Marc Molitor

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