L'île de Pâques appelle à l'aide pour sauver ses statues d'une maladie

Les Moai de l'île de Pâques nous proviennent de la culture Rapa Nui
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Les Moai de l'île de Pâques nous proviennent de la culture Rapa Nui - © GREGORY BOISSY - AFP

Les têtes de pierre géantes sculptées il y a plusieurs siècles seraient vouées à disparaître. En plus de l’érosion et de la montée du niveau des eaux, 70% des 1000 statues Moai sont touchées par des lichens qui les rongent. Selon des experts en conservation à Reuters, les sculptures pourraient devenir de simples blocs de pierre rectangulaires en seulement 100 ans.

Des dizaines de ces statues dominent les pans de colline de l’île. Cependant, des locaux déplorent une sorte de "lèpre", des tâches blanches qui se développent sur le visage des Moai. En réalité, ce sont des lichens, une espèce entre le champignon et l’algue qui ronge les sculptures et déforme leurs traits caractéristiques.


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Sonia Haoa, archéologue originaire de l’île explique qu’il est possible de sauver les visages de pierre s’ils sont nettoyés méticuleusement et enduits d’un produit chimique pour repousser l’humidité.  Cependant, 500 millions de dollars seraient nécessaires pour mener l’opération à bien.

"Vous ne pourrez jamais empêcher totalement l’impact du temps ou de la météo mais vous pouvez le ralentir pour que plus de visiteurs puissent en profiter" explique-t-elle à Reuters.

Une solution internationale

Le maire de l’île de Pâques a décidé de demander aux nations qui ont emporté des statues de l’île il y a des siècles de payer une certaine redevance. Entre-autre, le British Museum à Londres qui abrite Hoa Hakananai’a, une statue de 2,13 mètres ramenée par des explorateurs britanniques il y a plus de 150 ans.

Le British Museum a répondu qu’il était content d’envisager un prêt à long terme des Moai.

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