L'Europe veut empêcher ses jeunes de partir combattre à l'étranger

L'Europe veut empêcher ses jeunes de partir combattre à l'étranger
L'Europe veut empêcher ses jeunes de partir combattre à l'étranger - © Wikimedia

Les Européens s'inquiètent des risques que font courir certains combattants partis se battre en Syrie ou en Afghanistan. Des combattants qui souvent reviennent plus radicaux que jamais. Neuf pays, dont la Belgique, se sont retrouvés ce mardi à Milan pour en discuter. Ils ont annoncé qu'ils étaient prêts à mettre sur pied une série de mesures pour identifier les jeunes à risque et les empêcher de partir.

Ce n'est encore qu'une ébauche de plan, les neuf pays qui l'ont imaginé vont maintenant en discuter avec leur 19 homologues lors d'une réunion européenne officielle. On ne sait pas grand-chose de ces mesures, mais une fois encore les ministres ont insisté sur la nécessaire coopération au sein de l'Union. Qu'un jeune belge qui a été repéré et qui est considéré comme un candidat au départ soit signalé aux autres états de l'Union, pour qu'on puisse le suivre, éventuellement l'intercepter ou, dans le pire des cas, le surveiller quand il revient des champs de bataille.

Une fois encore, Gilles de Kerchove (coordinateur européen de la lutte anti-terroriste) a rappelé que tous les jeunes qui partaient combattre ne revenaient pas terroristes. Mais certains n'en commettront pas moins des actes violents, ajoute-t-il.

La France de son côté veut créer des interdictions de quitter le territoire pour les jeunes suspectés de vouloir s'engager dans le djihad. Une interdiction qui serait signalée aux autres états européens.

Aujourd'hui, un Européen qui entre sur le territoire de l'espace Schengen n'est pas soumis systématiquement à un contrôle poussé. L'idée des Européens ce serait par exemple de mettre au point une série de critères qui imposeraient aux douaniers européens de procéder à ces contrôles plus poussés, voire à des arrestation

Pour Gilles de Kerchove, toute la difficulté sera de concilier le respect des libertés individuelles et la sécurité. Sans quoi dit-il, c'est la démocratie qui serait menacée.

RTBF

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