L'Europe va lancer son propre classement des universités

Un nouveau classement mondial des universités sera lancé l'an prochain, sous la supervision d'un consortium de centres de recherches réunis par la Commission européenne. Il se veut impartial, multi-critères et facile d'utilisation pour les étudiants.

Présenté mercredi à Dublin, le projet doit être concrétisé par la publication d'un premier classement au début de l'an prochain. Les promoteurs espèrent que 500 universités en Europe et dans le monde accepteront de tenter l'expérience.

L'idée est de proposer une alternative aux classements actuels des universités, comme celui de Shanghaï ou le Times Higher Education, qui font la part belle aux universités américaines.

Il ne s'agit toutefois pas principalement de donner une meilleure image des universités européennes, selon le porte-parole de la commissaire européenne à l'éducation Androulla Vassiliou. Plutôt d'offrir un classement impartial accessible aux étudiants. "Quand vous recherchez une université, savoir combien de prix Nobel ont été obtenus par une institution au cours des cinquante dernières années n'est peut être pas le critère le plus important".

Le futur classement européen se basera sur une série de facteurs dans cinq domaines distincts : la réputation en matière de recherche, la qualité de l'enseignement, l'ouverture sur l'international, la réussite en matière de transfert de connaissances (par exemple les partenariats avec les entreprises) et la contribution à la croissance régionale.

Le classement a été confié à un consortium placé sous la direction du Centrum für Hochschulentwicklung (CHE) (centre pour le développement de l'enseignement supérieur) en Allemagne et du Center for Higher Education Policy Studies (CHEPS) (centre d'études pour la politique en matière d'enseignement supérieur) aux Pays¿Bas. Ils travailleront en partenariat avec le centre des études scientifiques et techniques (CWTS) de l'université de Leyde, la fondation Bertelsmann et des entreprises.


Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK