L'ETA se dit prêt à négocier sa dissolution

Une jeune femme lit les titres des journaux après l'annonce de la fin de la lutte armée par l'ETA, le 21 octobre 2011
Une jeune femme lit les titres des journaux après l'annonce de la fin de la lutte armée par l'ETA, le 21 octobre 2011 - © Ander Gillenea

Le groupe séparatiste basque ETA s'est dit prêt samedi à négocier avec les gouvernements français et espagnol en vue de sa "dissolution", un an après avoir annoncé la fin de 40 ans de lutte armée, selon un communiqué publié sur Naiz.info, site du journal basque Gara.

L'organisation veut discuter des "formules et délais pour ramener à la maison les prisonniers et exilés politiques basques, (des) formules et délais du désarmement, de la dissolution des structures armées et de la démobilisation des militants de l'ETA, et (des) étapes et délais pour démilitariser" l'ETA, explique-t-elle dans ce communiqué.

Ce processus permettrait, selon elle, de mettre en application "la fin de la confrontation armée" annoncée le 20 octobre 2011. Jusque-là, toutefois, l'ETA n'avait promis ni son désarmement ni sa dissolution, réclamés par l'Espagne et la France.

Le groupe basque, affaibli par de nombreuses arrestations ces dernières années, menées essentiellement par les polices espagnole et française, propose samedi un "agenda de dialogue", assurant que les gouvernements des deux pays ont "une connaissance exacte" de sa position et se disant prêt à "écouter et analyser" leurs propositions.

Un accord avec eux "mènerait à la fin définitive de la confrontation armée", assure l'ETA dans son communiqué, qui sera publié en intégralité dimanche dans Gara.


AFP

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